Communiqué suite à la répression policière dans les Universités

Communiqué de la FNEC FP-FO en pdf ici: Communiqué répression Tolbiac – 20 avril 2018

RETRAIT DE LA LOI ORE !
La FNEC FP-­‐FO condamne la répression policière

La FNEC FP-­‐FO informe qu’une intervention policière a eu lieu hier ce matin à l’université de Tolbiac (Paris I). L’évacuation aurait fait plusieurs blessés dont un grièvement. Après Nanterre ou Montpellier contre les étudiants ou dans les rues de Tours contre les lycéens, le gouvernement a fait le choix du rapport de force et de la répression.

Il s’agit là d’une escalade dangereuse. Le ministre de l’Intérieur a promis ce mercredi que «l’Etat de droit serait rétabli partout». Le président Macron a ajouté aujourd’hui : «le défi des prochains jours c’est la tenue des examens». La FNEC FP-­‐FO fait part de son extrême préoccupation. Elle condamne le recours à la force publique, exige qu’aucune poursuite ni sanction ne soit engagée.

Contrairement à ce que martèle le gouvernement la jeunesse mobilisée n’est pas constituée d’«agitateurs violents». Ce sont des lycéens et des étudiants.

Les collègues engagés à leurs côtés ne sont pas des «professionnels du désordre » mais des fonctionnaires qui défendent le Service public. La mobilisation des étudiants, des lycéens et des personnels qui refusent la destruction des services publics, qui rejettent la sélection à l’université et qui exigent le retrait de la loi ORE, est légitime, tout comme la grève des cheminots pour défendre le statut et exiger le retrait du «nouveau pacte ferroviaire» est légitime.

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Déclaration des représentants FO en Comité Technique Académique

Pdf complet ici Déclaration CTA 040318

Monsieur Le Recteur,
Mesdames & Messieurs les membres du CTA,

Le 22 mars dernier, à l’appel notamment de notre organisation, de très nombreux fonctionnaires, étudiants et lycéens, ont manifesté afin de défendre le Service Public. Mais malgré l’ampleur de ces manifestations, le gouvernement n’entend rien céder et affiche même son intention d’aller le plus vite possible jusqu’au bout de son programme pour faire table rase de l’ensemble des conquêtes sociales depuis 1936. En effet, la Fonction Publique et ses statuts, les conventions collectives, la protection sociale, les régimes de retraites particuliers, le Code des Pensions, les services publics, le paritarisme, le baccalauréat, les diplômes, les lycées professionnels, l’Ecole publique, l’université, etc. sont dans le viseur du gouvernement !

En s’attaquant aux trois versants de la Fonction publique, le gouvernement remet en cause les principes essentiels de la République dont la mise en oeuvre est garantie par les fonctionnaires dans toute la France. Après le gel du point d’indice, le rétablissement du jour de carence et la hausse de la CSG avec une compensation partielle et non pérenne, avec le programme Action Publique 2022, le gouvernement veut notamment remplacer le
statut par le contrat et remettre en cause les instances paritaires en réduisant leur nombre.

Avec la loi ORE, ParcourSup, la réforme du baccalauréat et la réforme de la voie professionnelle, le gouvernement veut passer en force sur la remise en cause des diplômes nationaux reconnus dans les grilles de qualification nationales. Il soumet ainsi l’enseignement au marché du travail. Cela aura pour conséquence la fermeture de centaines de filières, la suppression de milliers de postes et les diplômes nationaux seront remplacés par de vagues certificats de compétence.

Pour le SNETAA-FO, le premier syndicat de l’Enseignement Professionnel, les propositions faites dans les rapports Brunet, puis Calvez-Marcon, visent essentiellement à disqualifier la voie professionnelle scolaire pour mieux servir les intérêts des organisations patronales dans leur volonté de faire main basse sur l’enseignement professionnel au sein de l’Ecole. Pour FO, toutes les lignes rouges ont été franchies.

Malgré la résistance croissante des salariés et des personnels, ce gouvernement veut donc réaliser coûte que coûte un basculement. Il ne laisse donc pas d’autre choix que la préparation d’un rapport de force afin de bloquer cette politique. Oui, les syndicats qui se réclament de la Charte d’Amiens doivent toujours défendre les intérêts particuliers et collectifs des salariés contre les plans destructeurs des gouvernements. FO appelle donc les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements et les services pour mettre en discussion la question de la grève et de sa reconduction.

Rappelons que pour la FNEC-FP-FO, il est essentiel de se battre pour des augmentations de salaires, pour la défense des statuts et des postes, pour des services publics républicains, pour des diplômes et des qualifications reconnus dans les grilles nationales.

La FNEC-FP-FO souhaite également rappeler ici son opposition à l’inclusion scolaire systématique. Pour FO, il faut rétablir le droit à un enseignement spécialisé pour les élèves dont la situation l’exige. Cela signifie le retour à une orientation au cas par cas des élèves selon la nature et le degré du handicap. Il faut donc rétablir et/ou créer tous les postes, structures et établissements spécialisés et médico-sociaux nécessaires. Tous les personnels accompagnant des élèves en situation de handicap doivent être intégrés dans un corps de la fonction publique.

Concernant les maternelles et la déclaration du Président de la République qui dit vouloir rendre obligatoire l’école maternelle à partir de 3 ans dès 2019, FO n’est pas dupe. En effet, partant du fait que ce sont déjà aujourd’hui 97,6% des enfants qui sont scolarisés en maternelle, alors il est clair que l’objectif du chef de l’Etat est de refonder notre Ecole maternelle en lui faisant perdre sa spécificité pour l’aligner sur les autres modèles européens, comme par exemple celui qui traite comme un bloc la période allant de la première année à l’âge de la scolarité (0 à 6 ans) avec l’intervention, dans les écoles, des professionnels du champ social, comme les éducateurs de jeunes enfants. Les PE et agents des collectivités deviendraient alors des « adultes aux missions indifférenciées » et perdraient leur statut respectif.

La FNEC-FP-FO refuse tout transfert de compétences qui consisterait à transformer l’école maternelle en garderie ou jardin d’éveil. Soulignons également que l’obligation scolaire dès 3 ans permettra d’imposer aux communes, via la loi Debré de 1959, de participer aux frais des écoles privées sous contrat pour les enfants de 3 à 6 ans ! Il est inacceptable pour FO que des fonds publics financent l’Ecole privée.

Concernant les PsyEN-EDA :

  • Pour les règles du mouvement, la FNEC FP-FO demande que les postes «établissement» soient des écoles rattachées à un secteur, comme cela existait dans le mouvement du premier degré, et comme cela existe encore pour le TZR.
  • FO demande également que les postes « commune » ne prennent en compte que les écoles de rattachement qui s’y trouvent physiquement et que le rattachement administratif à une circonscription qui rend le mouvement très aléatoire et très injuste soit abandonné.
  • Rappelons que nous nous sommes toujours opposés à la création de ce nouveau corps, et que si nous en acceptons malgré nous le principe, il nous semble indispensable que les règles qui régissent le second degré s’appliquent également pour le mouvement des PsyEN-EDA.

Sur l’orientation, la FNEC FP-FO et notre syndicat des lycées & collèges, le SNFOLC, ont été reçus à la demande du ministère le 23 mars dernier afin de leur présenter, comme à toutes les autres organisations syndicales, son projet en matière d’orientation, d’emplois de PsyEN-EDO, de directeur de CIO, des différentes structures de l’orientation et d’existence des CIO. Le ministère leur a annoncé la fermeture de tous les CIO « à plus ou moins long terme ». FO se demande donc ce que vont devenir dans ces conditions les PsyEN-EDO ? En effet, leur nouveau statut n’étant plus un statut dérogatoire calé sur celui des personnels enseignants, alors ils ne sont plus protégés. En ce qui concerne les DCIO, le gouvernement n’a pas encore tranché, mais sans CIO, il ne leur reste que peu d’espoir… Quant aux DRONISEP, ils basculent aux régions. Tous les personnels administratifs, Psyen-EDO, DCIO vont devoir choisir entre « basculer » à la Région ou être mis à disposition. Que deviendront également ceux affectés au service du SAIO ? FO est opposé à ce basculement !

Pour terminer, si nous allons bien sûr intervenir au fur et à mesure du déroulement de l’ordre du jour de ce CTA, nous souhaitons tout de même intervenir dès maintenant sur trois points :

  • Les CPE : Beaucoup de postes CPE vacants sont profilés sans que nous en comprenions la raison. Cela va poser des problèmes lors des mutations, puisque certains collègues ayant des bonifications familiales importantes ne pourront pas se rapprocher de leur famille. FO demande à ce que ces postes ne soient pas spécifiques.
  • L’enseignement Professionnel : Malgré vos déclarations Monsieur Le Recteur, et celles du Ministre de l’EN sur la priorité que représente l’Enseignement Professionnel, le solde des créations/suppressions de poste de PLP programmées pour la rentrée 2018 est de -5. FO aimerait que les actes soient en cohérence avec les déclarations et demande que ce CTA annule les suppressions de postes de PLP notamment celles prévues à Biarritz et à Villeneuve/Lot.
  • Les AESH : La circulaire du 8 juillet 2014 proposait une grille d’indices de référence. Il appartient donc à l’académie de définir les modalités de rémunération à l’intérieur de l’espace indiciaire. Nous sommes enfin soulagés de voir, qu’après 2 ans de demandes intensives de notre part et 4 ans après la sorti de cette circulaire, il soit mis à l’ordre du jour cette fameuse grille. Toutefois, Monsieur Le Recteur, nous aurons quelques propositions modificatives à vous faire.

Nous vous remercions pour votre écoute.

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Appel de l’Union Interfédérale des agents de la Fonction Publique FO 

Appel à télécharger ici 2018-03-30 CP UIAFP FO MAINTIEN DU STATUT GENERAL DES FONCTIONNAIRES

Le gouvernement dit vouloir maintenir le Statut général des fonctionnaires :
QU’IL LE PROUVE !

Lors de la réunion plénière avec le ministre Gérald Darmanin et le Secrétaire d’Etat Olivier
Dussopt, le 29 mars, ces deux membres du gouvernement ont affirmé être attachés au Statut général des fonctionnaires et à ses éléments structurants que sont le principe de carrière et la séparation du grade et de l’emploi.
Pour FO Fonction Publique, ces engagements sont en contradiction avec les objectifs fixésdans le document d’orientation intitulé « refonder le contrat social avec les agents publics » . Après la déclaration commune des 7 organisations syndicales qui avaient appelé à la grève réussie du 22 mars, FORCE OUVRIERE a demandé que le document d’orientation soit réécrit et confirme ainsi clairement le maintien du Statut général des fonctionnaires et ses principes.

Au final, le ministre et le secrétaire d’état ont proposé de retranscrire leurs engagements dans un nouveau texte. De fait, une nouvelle version nous sera très rapidement envoyée et une nouvelle réunion sera programmée.

FO Fonction Publique, qui rejette totalement le document actuel, prend acte de l’évolution
du gouvernement sur ce dossier. Pour nous il est clair que la mobilisation réussie du 22 mars porte ses fruits. FO Fonction Publique prendra position à la réception du nouveau document.

Pour autant, nous rappelons au gouvernement que les revendications concernant l’augmentation des salaires, une meilleure compensation de la CSG, le retrait du jour de carence, restent pleinement d’actualités. De même, nous rappelons notre totale opposition aux 120 000 suppressions de postes annoncées sur le quinquennat et nous mettrons tout en oeuvre pour être entendus sur l’ensemble de ces points.

Le gouvernement affirme son attachement au Statut général des fonctionnaires et à la Fonction publique: qu’il le prouve par un nouveau document fondamentalement différent!

Fait à PARIS, le 30 mars 2018.

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Inclusion scolaire systématique : un constat alarmant

Communiqué de la FNEC FP-FO Communiqué-Conf-inclusion

La FNEC FP-FO demande au gouvernement d’ouvrir des négociations en urgence sur les conditions de travail des personnels

A l’initiative de la FNEC FP-FO, s’est tenue le 28 mars 2018, dans les locaux de la Confédération FORCE OUVRIERE, une conférence sur le sujet de l’inclusion scolaire systématique rendue obligatoire par la loi PEILLON de 2013 et mise en oeuvre par le ministre actuel de l’Education nationale.

250 participants venus de tous les départements, de tous les secteurs d’enseignement des 1er et 2nd degré, des lycées professionnels ont apporté leur contribution sur le sujet. Participaient également à cette conférence des représentants de la fédération FO des services publics de santé (FSPS-FO), des représentants de la FAGE-FO et de la FNAS-FO (action Sociale).

A l’issue de cette conférence, toutes les remontées des départements attestant de la dégradation des conditions de travail le confirment : la situation présente un caractère d’urgence.

La réalité est accablante. A l’opposé des déclarations gouvernementales lénifiantes sur l’intégration des élèves handicapés, le gouvernement réduit de manière drastique les moyens affectés à l’intégration/inclusion dégradant considérablement les conditions de travail des personnels de l’Education nationale.

Ainsi, dans le seul et unique but de réaliser des économies budgétaires, le gouvernement remplace des structures avec des personnels spécialisés par des dispositifs. C’est notamment le cas avec les RASED dont l’existence est menacée. C’est aussi le cas avec les ULIS dans les collèges et lycées professionnels.

De plus, en lieu et place de l’organisation de formations d‘enseignants spécialisés, le gouvernement a créé un CAPPEI sans valeur et procède au recrutement d’AESH, personnels en situation précaire et sous payés.

Toujours dans sa logique d’économies, au détriment de l’avenir des élèves, au détriment de la santé des personnels, le ministère encourage la remise en cause des EREA et notamment des internats encadrés par des enseignants formés. Il remet en cause également les SEGPA, préférant inclure systématiquement les élèves qui en relevaient jusque-là.

Ainsi cette dégradation constante conduit des centaines et des centaines d’enseignants à ne plus supporter cette détérioration de leurs conditions de travail qui mettent parfois leur sécurité ainsi que celle des autres élèves en danger.

La FNEC FP-FO constate d’ailleurs que, cette année, plusieurs grèves ont éclatées dans des écoles où les personnels n’en pouvaient plus, ce qui a contraint les représentants du ministre à trouver des solutions de reclassement des élèves «hautement perturbateurs» dans des IME et IMPro, démontrant au passage l’impérieuse nécessité de maintenir ces structures.

Dans les CHS CT, ce sont des centaines de dossiers qui sont présentés par les personnels, conseillés utilement il est vrai, par les syndicats FO.

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Etudiants: halte aux intimidations, amplifions la mobilisation! Communiqué interfédéral.

Communiqué en pdf ici communiqué interfédéral-éducation

Halte aux intimidations, amplifions la mobilisation !
Jeudi 22 mars à Montpellier des hommes cagoulés et armés de lattes de bois ont fait irruption dans un amphithéâtre de l’UFR de droit et de science politique de l’université de Montpellier occupée par une cinquantaine d’étudiant·es. Ils ont frappé, menacé, insulté les étudiant·e·s présent·e·s, en blessant quatre qui ont dû recevoir des soins. Il apparaît que le directeur de l’UFR de droit a, a minima, laissé faire cette agression sur des jeunes placés sous sa responsabilité, voire en aurait été complice. Ces faits et les déclarations qui les ont suivis ont soulevé l’indignation et il a été contraint de démissionner dès samedi midi. Des plaintes ont été déposées et toute la lumière doit être faite sur ces violences et leurs auteurs, les responsabilités doivent être clairement établies. Le doyen et un enseignant ont depuis été mis en garde à vue et suspendus. Nos organisations seront très attentives au fait que l’enquête aille à son terme et établisse l’ensemble des responsabilités. La ministre doit le garantir.

Lundi 26 au soir à la sortie d’une AG à Lille 2 des étudiant·es ont été agressés par un groupe se revendiquant de l’extrême droite. Vendredi 23 mars dernier ce sont les élèves et les personnels du lycée autogéré de Paris qui ont été victimes d’une agression par un groupuscule d’extrême droite. Dans la nuit du 28 au 29 mars, des étudiant.e.s et lycéen.ne.s qui occupent la faculté de Strasbourg ont été sauvagement agressé.e.s par des individus se revendiquant du Bastion Social, groupuscule d’extrême droite.

Tous ces faits absolument intolérables interviennent alors que depuis des semaines, dans plusieurs universités, étudiants et personnels avec leurs syndicats combattent les réformes modifiant les conditions d’accès à l’université ainsi que la nature du baccalauréat. Depuis des semaines, ils exigent le retrait de ces réformes : ils ne veulent pas du basculement de société qu’implique la sélection à l’entrée à l’université, la destruction du baccalauréat comme premier grade universitaire. Ils veulent conserver les diplômes nationaux. Ils ont raison. Leur mobilisation, leur combat sont les nôtres. Nous les soutenons totalement.

Face à la multiplication de ces agressions odieuses, nous sommes solidaires avec les jeunes et les personnels agressé·es et nous les assurons de notre solidarité. La violence, les injures racistes, sexistes et homophobes sont inacceptables et condamnables. L’extrême droite et ses militant·es portent des valeurs et des propositions qui sont à l’opposé de notre vision d’une éducation émancipatrice, éclairée et ouverte aux débats d’idées.

Nous reprenons à notre compte la déclaration des syndicats de Montpellier qui affirment après l’agression ignoble commise par un commando d’extrême droite contre des étudiants mobilisés pour leurs légitimes revendications : « nos organisations ne reculeront pas, elles poursuivront jusqu’au bout le combat pour exiger le retrait de la loi ORE, aux côtés des étudiants, dans l’unité, comme c’est le cas depuis maintenant 3 mois. »

Nous constatons que ces derniers jours les mobilisations dans les universités s’amplifient : 3000 en AG à Montpellier, 2000 à Toulouse, des centaines à Nantes, à Tolbiac… Nous soutenons totalement ce mouvement et appelons à l’amplifier.

Nous rappelons également à la ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation et au ministre de l’éducation nationale que les lycéen·ne·s et les étudiant·es ont le droit de se mobiliser.

Ils et elles peuvent se réunir, diffuser des tracts, afficher leurs opinions, se mobiliser dans et devant leurs établissements. Le recours répété aux forces de l’ordre pour vider les amphis ou dégager les entrées des établissements ne peut pas être la réponse à leurs revendications.

Avec les étudiants, les personnels mobilisés, nous affirmons : la loi ORE, Parcoursup et la réforme du bac et du lycée instaurent la sélection à l’entrée à l’université, cassent les diplômes nationaux, creusent les inégalités sociales et territoriales. Nous exigeons leur retrait et appelons les enseignant·es, les personnels, les étudiant·es et les lycéen·nes et leurs parents à amplifier les mobilisations. Le 22 mars, les personnels de l’enseignement supérieur, les étudiant·es ont porté ces revendications aux côtés des fonctionnaires, des cheminot·es. Le service public est attaqué de manière similaire, par exemple dans le rail ou la santé. Il est notre bien commun et nos organisations appellent à soutenir les mobilisations en cours et à venir pour le défendre.

Nous appelons les personnels, les étudiants à se réunir pour en débattre et pour exiger le retrait de la loi ORE et pour un service public de l’enseignement supérieur ouvert à toutes et tous les bacheliers, gratuit, formateur et émancipateur et nous soutiendrons toutes les initiatives. Les AG, les Heures d’information syndicale se multiplient en ce moment même et sont de plus en plus nombreuses. Il faut les amplifier et mettre en débat les moyens à mettre en oeuvre pour bloquer les réformes destructrices du gouvernement. Des préavis de grève sont déposés pour permettre les mobilisations locales et la convergence avec d’autres salarié·es en lutte.

Nos organisations informent que le 3 avril débute le mouvement des cheminots dont les AG vont discuter des modalités de reconduction de la grève. Cette discussion nous concerne. L’interfédérale se réunira le 3 avril en fin de journée pour faire le point sur les mobilisations et débattre des suites.

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Appel de l’AG du 30 mars

Appel AG 30 mars 2018                                                              

Et si c’était le moment ?

De se réunir en AG dans les services, les écoles, les établissements pour discuter de la grève en relation avec le mouvement des cheminots, dès le 3 avril prochain.


Réunis aujourd’hui en Assemblée Générale,



Plus de 150 délégués de la FNEC FP FO de la Gironde ont rédigé et adopté à l’unanimité cet appel :

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Grève massive le 22 mars: la question de la suite est posée.

Communiqué en pdf ici Grève massive du 22 et maintenant

Plus puissante que le 10 octobre : la forte mobilisation du 22 mars a réuni 500 000 manifestants à travers toute la France. Agents publics et cheminots, dans les rues, soutenus par de nombreux salariés du secteur privé ont défilé et fait grève pour dire NON aux attaques tous azimuts du gouvernement Macron-Philippe.

Dans les écoles les taux de grévistes s’étalent de 25% jusqu’à 35 %, comme dans l’Ain. De
nombreuses écoles étaient fermées (30 sur 71 à Saint Denis, par exemple). Dans le 2nd degré, la mobilisation a été également suivie, avec un taux de grévistes pouvant atteindre les 80% dans certains établissements, toutes catégories de personnels confondues.

Les propos du président au lendemain du 22 mars indiquent qu’il veut aller jusqu’au bout de ses contre-réformes, c’est-à-dire en finir avec l’ensemble des droits et garanties collectives.

De même qu’il entend imposer contre la majorité des organisations sa réforme du baccalauréat, la sélection à l’université, l’apprentissage dans les LP et la remise en cause des diplômes nationaux, le gouvernement voudrait en quelques semaines de «concertation» aboutir à un «nouveau contrat social avec les agents de la fonction publique», pour substituer le contrat au statut, pousser vers la sortie des milliers d’agents à travers un plan de départs dits « volontaires » et individualiser les rémunérations.

Comme l’ensemble des fonctionnaires, les personnels de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche refusent avec force la destruction programmée de la Fonction publique et de leurs statuts. Ils s’opposent aux suppressions massives de postes et à l’individualisation de leur carrière, synonyme de la fin de leurs statuts collectifs et du service public républicain. Ils veulent l’augmentation du point d’indice.

Le 22 mars démontre que les fonctionnaires et plus largement l’ensemble des salariés ne se laisseront pas faire. Ils savent qu’il faut le rapport de force d’ensemble public-privé pour bloquer toutes ces «bombes à fragmentation». Dans les réunions d’information syndicale, les personnels sont très attentifs à la mobilisation des cheminots, et d’une façon plus générale à la question du rapport de force à mettre en place pour bloquer cette politique.

Discutons, informons, organisons !
Le 3 avril les cheminots sont appelés à débuter la grève. Dans les AG de cheminots, la reconduction de la grève à partir du 3 avril est en discussion. Cette question ne concerne pas que les cheminots. La FNEC FP-FO appelle les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements et les services, dans l’unité, pour en débattre. La fédération soutient tous ses syndicats qui réuniront les AG pour décider la grève. 

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Audience du 23 mars: communiqué

Téléchargez le pdf ici réforme du lycée audience du 23 mars

Réforme du lycée : marche forcée à l’autonomie et à la destruction du bac confirmées !

La FNEC FP-FO et le SNFOLC ont été reçus au ministère le 23 mars. Le ministère voulait présenter les horaires du nouveau lycée Blanquer. FO a rappelé son opposition à ces contre réformes ainsi que le vote contre les décrets présentés au Conseil Supérieur de l’Education (CSE) sur Parcoursup et le nouveau baccalauréat, le 19 mars (40 contre : FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, SGL, CFE-CGC et CFDT ; 11 abstentions : FCPE ; 19 pour : UNSA, SNALC). Ce nouveau lycée correspond à la mise en place du nouveau baccalauréat et de Parcoursup.

Le ministre persiste et signe : son objectif est de tout boucler pour le prochain CSE le 5 avril malgré un vote contre des organisations syndicales de l’interfédérale de l’Education nationale sur tout son processus.

Les réponses du ministère confirment la nature de la réforme du lycée : autonomie tous azimuts, dénaturation des disciplines, individualisation des parcours, définition locale des enseignements, territorialisation et remise en cause du baccalauréat.

Appliquée dès la seconde à la rentrée 2018 avec la construction du «parcours individuel», la contre-réforme du lycée sera construite à partir des besoins locaux post baccalauréat définis localement notamment par les entreprises et les régions. Elles pourront comme «partenaires» de l’éducation nationale intervenir sur les heures élèves dédiées à l’orientation, 54 heures, qui ne sont pas budgétées pour les professeurs principaux ou les Psyen-EDO.

Le cadre national de l’instruction est totalement remis en cause : les enseignements de spécialité se feront en fonction de l’offre en postbac dans le bassin, de la disponibilité des ressources locales. Autant dire que l’Ecole de la République, ses horaires nationaux, ses diplômes identiques sur tout le territoire n’existent plus. Preuve en est, les dites nouvelles options, histoire-géographie sciences politiques, humanités-littérature-philosophie, numérique et sciences informatiques, enseignements scientifiques seraient composées à partir d’un programme défini par Conseil Supérieur des Programmes qui laisserait la «ressource locale» s’organiser car il faut «parier sur l’autonomie locale » ! Traduction : en fonction de la «ressource enseignante locale» ce sont les professeurs de SES, d’Histoire-Géographie, de Mathématiques, de SVT, de Physique-Chimie, de Philosophie, de Lettres etc. qui interviennent. Qui est présent peut intervenir… C’est la mise en concurrence des personnels entre eux.

La nature locale du baccalauréat est donc confirmée : parcours, options, enseignements du tronc commun réduit à 16 heures ou 15 heures 30 donnant lieu pour 40% du baccalauréat au contrôle continu.

Toutes ces nouvelles dispositions sont conformes au document d’orientation du ministre de l’Action et des Comptes publics «refonder le contrat social avec les agents publics» : moins 2600 postes dans le second degré, moins 200 postes administratifs, augmentation des personnels contractuels (plus 6% en un an), «mobilité volontaire» car des milliers de postes sont en cause avec ces réformes.

La FNEC FP-FO est résolument opposée à ces réformes qui dénaturent l’enseignement disciplinaire, déqualifient les enseignants, remettent en cause le baccalauréat, premier grade universitaire, diplôme national avec ses épreuves ponctuelles et nationales. Au lendemain de la forte mobilisation de toute la fonction publique et des cheminots, la FNEC
FP-FO et le SNFOLC invitent les personnels à se réunir en assemblées générales pour débattre des suites à donner.

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Communiqué de presse suite à la manifestation du 22 mars

Le communiqué à télécharger: 2018-03-23 CP UIAFP FO PLUS DE 500 000 MANIFESTANT POUR DEFENDRE LA FONCTION PUBLIQUE.

22 MARS 2018 : PLUS DE 500 000 MANIFESTANTS
POUR DEFENDRE LA FONCTION PUBLIQUE !

Ce 22 mars 2018 restera un moment fort de la lutte syndicale des fonctionnaires et agents publics de l’Etat, des collectivités territoriales et du secteur hospitalier pour améliorer leur pouvoir d’achat et contre le projet action publique 2022, à terme destructeur du service public républicain.

Les premiers chiffres sur les taux de grévistes sont en hausse dans bon nombre de secteurs confortant des cortèges de manifestants fournis. Ainsi ceux qui pensaient que les agents publics étaient démobilisés, ceux qui croyaient que le moment était mal choisi, se sont trompés !

Le gouvernement doit donc maintenant revoir sa copie !
Au-delà des chiffres, que certains voudront minimiser, ce qui traversait l’ensemble des manifestations, c’était le mécontentement et même la colère contre les choix du gouvernement. Du ras-le-bol, nous voilà passés à la mobilisation qui sera à n’en pas douter durable.

FO Fonction Publique tient à remercier l’ensemble des fonctionnaires et agents publics qui
ont répondu à notre appel et toutes les structures FORCE OUVRIERE qui ont participé à la réussite de cette journée.

La balle est dans le camp du gouvernement et il ne doit pas se tromper. Soit le gouvernement s’engage en faveur d’un véritable dialogue social et accepte de négocier, soit il fait le choix de continuer dans sa politique aveugle de réduction de la dépense publique et prend le risque d’être confronté à une riposte sans précédent ! FO Fonction publique est prête à dialoguer et réitère ses revendications en termes de : pouvoir d’achat, de carrière et de défense et d’amélioration du statut général.

Nous restons mobilisés pour la défense de notre modèle social dont un des piliers est la fonction publique, garante de la cohésion sociale et de l’égalité du service rendu aux usagers. Nous ne lâcherons rien !!!

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