« Agenda social » du ministère de l’Education nationale FO ne participera pas à la destruction des statuts!

Communiqué de la FNEC FP-FO agenda social-communiqué FNEC-18 avril

La FNEC FP-FO était invitée le 5 avril par la conseillère sociale du ministre en présence de la DGRH à une réunion de présentation de sur l’« agenda social » du ministre.

Force Ouvrière a tout d’abord indiqué que nous n’étions pas demandeurs d’un « agenda social » dans l’éducation nationale. Les réunions de concertations se multiplient, à l’image des chantiers ouverts par le gouvernement. Les personnels n’ont aucune réponse à leurs revendications. A chaque fois le ministre oppose une fin de non-recevoir… et l’annonce d’un nouveau chantier.

Après avoir rappelé les votes négatifs au Conseil Supérieur de l’Education, sur ParcourSup, sur les réformes du baccalauréat et du lycée, FO a réitéré sa demande que le ministre ouvre de véritables négociations sur la base des revendications exprimées depuis plus de 5 mois par l’interfédérale (FNEC FP-FO, FSU, FERC-CGT, SUD Education, SNUDEP, UNEF, UNL, SGL).

Mais le ministre Blanquer s’inscrit bien dans les déclarations du Président de la République qui confirme comme ses ministres « nous irons jusqu’au bout » et dans l’éducation nationale, « de la maternelle à l’université », on change tout » ! C’est pourquoi, le ministre veut rencontrer les 6 organisations syndicales représentatives début mai pour présenter les différents chantiers de son agenda, dans une logique de « co-construction » des réformes ; les discussions commenceraient tout de suite : il veut aller très vite sans prendre en compte le rejet des contre-réformes!

Le ministère a beau s’en défendre, les axes de travail correspondent pour beaucoup à la logique du document d’orientation adressé aux fédérations de fonctionnaires, « refonder le contrat social ». Ils s’inscrivent également dans la continuité de PPCR, des contre-réformes sur le lycée, sur l’orientation (la régionalisation dans le cadre du SPRO), et de la réforme de la formation professionnelle (mise en place du CPF).

Ainsi le ministre veut revoir les conditions de travail et l’indemnitaire des personnels enseignants, psyEN, et d’éducation. Dans le cadre de la réforme de la formation continue, il veut « réfléchir » à la mise en oeuvre du Compte Personnel de Formation, c’est-à-dire une individualisation (voire une monétarisation) de la formation, qui serait davantage liée à la mobilité. Dans le cadre de PPCR, le ministère veut aller plus loin en ce qui concerne « l’accompagnement » des personnels. Il veut revoir également la formation initiale : la place du concours, l’attractivité du métier, sans pour autant remettre en question la masterisation, et les mesures PPCR qui tournent le dos à l’augmentation de la valeur du point d’indice.

Il annonce vouloir faire « évoluer les métiers » de tous les personnels, de modifier les règles du mouvement dans le 1er comme dans le 2nd degré. Concernant les psyEN-edo, ex-COP, il s’agirait « d’organiser leur travail en EPLE » dans le cadre du plan de fermetures de CIO que vient de décider le gouvernement…

Selon la DGRH, « Les temps ont changé. On ne reste pas enseignant pendant 40 ans. Donc il faut préparer les personnels à plus de mobilité. »

Cela éclaire bien les enjeux du « nouveau contrat social » dans la Fonction publique s’il était appliqué à l’Education nationale. Sous prétexte « d’alléger les processus entourant la mobilité des agents », il faudrait tout réécrire : les missions, les droits et garanties liées aux statuts particuliers de corps, la formation initiale et continue des personnels au service. Tout cela dans le cadre de la transformation-destruction du service public prévu par le « nouveau contrat social », des plans de départ dits «volontaires», de la suppression de 120 000 postes et de la rémunération au mérite. Avec la FGF-FO, la FNEC FP-FO prépare le rapport de force pour bloquer toutes ces mesures.

Le 22 mars les fonctionnaires étaient massivement en grève pour les salaires, les postes et la défense des statuts. Ce même jour les cheminots étaient en grève contre la casse de leur statut et l’ouverture à la concurrence. Ils reconduisent leur grève pour la quatrième fois les 18 et 19 avril. Ne faut-il pas la grève des fonctionnaires avec les cheminots pour faire reculer le gouvernement ?

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4ème plan Autisme : un plan d’économies budgétaires!

Communiqué de la FNEC FP-FO 4ème plan autisme-communiqué 17 avril

L’inclusion scolaire systématique au détriment des établissements spécialisés

Le gouvernement a présenté le 4ème plan Autisme le 6 avril, après neuf mois de concertation nationale qui, malgré les tentatives d’effets d’annonce, va se traduire par :
 moins d’hôpitaux psychiatriques avec l’objectif « qu’il n’y ait plus d’hospitalisation de longue durée » d’ici 2022.
 moins de d’hôpitaux de jour et d’IME : « l’inclusion des enfants autistes à l’école plutôt que la prise en charge dans un hôpital de jour ou dans un IME »
 toujours plus d’inclusion : quel que soit le degré ou la nature de leur handicap le plan prévoit que « 100% des enfants autistes soient scolarisés en maternelle d’ici 2021 ».

Et pourtant il y a urgence à inverser la tendance !

La conférence contre l’inclusion scolaire systématique, organisée par la FNEC FP-FO le 28 mars, a rassemblé 250 participants de tous les départements, de tous les secteurs d’enseignement, des 1er et 2nd degré, des lycées professionnels ; de la fédération FO des services publics de de santé (FSPS-FO), des représentants de la FAGE-FO et de la FNAS-FO (action Sociale).

Toutes les remontées des départements attestent de la dégradation des conditions de travail découlant de l’inclusion scolaire systématique. La situation présente un caractère d’urgence. Dans le seul et unique but de réaliser des économies budgétaires, le gouvernement remplace des structures avec des personnels spécialisés par des dispositifs. C’est notamment le cas avec les RASED dont l’existence est menacée. C’est aussi le cas avec les ULIS dans les collèges et lycées professionnels. C’est encore le cas avec les menaces qui pèsent sur les IME et IMPro.

Quelques semaines auparavant, le 12 février dernier les représentants de l’association France Autisme déclaraient à la commission école du Comité National Consultatif des Personnes Handicapées : « On ferme les IME mais ils sont remplacés par rien ou par les écoles ordinaires ou par un vague service de l’ARS … » « l’école ordinaire ne peut pas convenir aux besoins d’un enfant autiste »

La FNEC FP-FO s’adresse au ministre pour lui demander d’ouvrir des négociations dans les meilleurs délais. Il est urgent d’inverser la tendance.
 rétablissement du droit à un enseignement spécialisé pour les élèves dont la situation l’exige, ce qui signifie le retour à une orientation au cas par cas des élèves selon la nature et le degré de leur handicap.
 rétablissement et de la création de tous les postes, structures et établissements en fonction des besoins, ainsi que le retour à une réelle formation des enseignants exerçant dans l’enseignement spécialisé.
 intégration de tous les personnels accompagnants des élèves en situation de handicap dans un corps de la fonction publique d’Etat.
Montreuil, le 17 avril 2018.

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Conseil supérieur de l’éducation du 12 avril 2018, Déclaration FNEC FP-FO

CSE du 12 avril – déclarations préalables

Projets d’arrêté sur la réforme du lycée

Monsieur le ministre,

Vous présentez au Conseil supérieur de l’éducation votre projet de réforme du lycée dans un contexte où le gouvernement, sur tous les dossiers, cherche à remettre en cause les droits individuels et collectifs des salariés du privé, des agents publics, des retraités, de la jeunesse.

La FNEC FP-FO apporte son entier soutien aux cheminots en grève avec leurs organisations syndicales pour bloquer la volonté du gouvernement de privatiser la SNCF et détruire leur statut. Aux cheminots, comme aux salariés de tous les secteurs, le gouvernement ne répond que par le passage en force.
Le 22 mars, les personnels en grève et en manifestation à l’appel de sept fédérations de la fonction publique, rejoints par d’autres secteurs (500.000 dans toute la France), ont affirmé leur détermination à défendre tous leurs droits et garanties collectives, leur statut, leurs salaires, leurs postes, leurs conditions de travail.

Le gouvernement prend ses responsabilités en ne répondant pas aux revendications des organisations syndicales FNEC FP-FO, FERC-CGT, FSU, Solidaires et des organisations lycéennes et étudiantes FIDL, UNEF, SGL, UNL, UNL-SD, qui elles aussi ont appelé les personnels à faire grève et manifester le 22 mars pour le retrait de la réforme du lycée, de la réforme du baccalauréat, de la loi ORE, de Parcoursup.

Cette exigence, ces organisations l’ont rappelé dans cette même instance le 21 mars en votant contre les projets de décret et d’arrêtés sur le baccalauréat. Elles l’ont rappelé également en votant contre les textes sur la mise en oeuvre de Parcoursup et des attendus post-bac. Les textes fixant les conditions de la réforme du bac et du lycée général et technologique confirment la volonté du gouvernement de casser les diplômes nationaux, de supprimer des postes et de construire un lycée préparant la sélection des lycéens organisée par Parcoursup. La même logique de tri social se retrouve dans la réforme du lycée. Pour la FNEC FP-FO, cette réforme n’est pas amendable : elle instaure la concurrence entre les personnels, entre les disciplines dont certaines sont fusionnées en « enseignements », obéit à une logique de l’offre, supprime des heures disciplinaires, les dédoublements, consacre l’autonomie des établissements comme nouvelle règle de fonctionnement de l’Education nationale. Elle remet gravement en cause la voie technologique, en particulier la série STI2D, déjà fragilisée par la réforme des lycées puisque la spécialisation des élèves n’interviendrait qu’en Terminale laissant finalement un trimestre en Terminale pour se spécialiser avant de commencer le projet auquel les professeurs consacrent deux trimestres.

Le gouvernement ne répond pas à l’exigence réaffirmée depuis des mois par les assemblées générales des étudiants et des personnels, par les organisations de l’interfédérale nationale de l’éducation, d’abrogation de la loi ORE. La mobilisation s’amplifie, les assemblées générales sont chaque jour plus nombreuses. La FNEC FP-FO condamne fermement les violences policières et la remise en cause des franchises universitaires, comme le démontre l’intervention des forces de l’ordre à Nanterre.

La FNEC FP-FO exige le retrait de la réforme du baccalauréat qui doit demeurer le premier grade universitaire permettant l’accès de tout bachelier à l’université et à la filière universitaire de son choix. La FNEC FP-FO exige le maintien du baccalauréat diplôme national aux épreuves nationales, terminales, anonymes et ponctuelles – inscrit dans les conventions collectives et les statuts. La réforme du lycée, c’est la préparation à ce nouveau «baccalauréat » qui n’a de valeur que celle du lycée où il est préparé.

Ce CSE devrait aussi entériner la fermeture de l’ensemble des CIO, acter le passage des personnels des DRONISEP aux régions, les affectations des PsyEN-EDO dans les établissements. Pour FO c’est un vaste plan social que le gouvernement a décidé de mettre en oeuvre conformément aux orientations du PM le 1er février instaurant ledit «nouveau contrat social avec les agents publics». FO condamne ce dispositif.

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Conseil supérieur de l’éducation du 12 avril 2018, Déclaration FNEC FP-FO

CSE du 12 avril – déclarations préalables

Projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel

Notre fédération condamne le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel qui remet en cause les droits et garanties collectives des salariés du public et du privé et donne la possibilité au gouvernement de légiférer, une fois encore, par ordonnances. Pour le gouvernement, le projet de loi est le deuxième volet des ordonnances Macron.

Ce projet de loi, voulu par le MEDEF, entraîne la dissolution du congé individuel de formation (CIF) au profit du compte personnel de formation de « transition ». Pour la FNEC FP-FO le congé est un droit à une formation longue et qualifiante, sur le temps de travail, avec maintien du salaire, à l’initiative du salarié. Le compte obéit à une toute autre logique : formation courte, sanctionnée au mieux par un certificat de compétences, non rémunérée mais indemnisée sous conditions, pour partie en dehors du temps de travail et à l’initiative de l’employeur. Pour la FNEC FP-FO il est hors de question d’échanger un droit des salariés contre un compte individuel à disposition des besoins des entreprises.

La remise en cause du CIF et la monétarisation du CPF vont avoir des conséquences dramatiques notamment sur l’AFPA déjà mise en concurrence avec toutes sortes de « producteurs de formation » et du fait des décisions prises par les régions. Le compte personnel de formation « rénové » est applicable dans la fonction publique d’Etat, il va donc être un vecteur de facilitation des départs volontaires tels que prévus dans le « nouveau contrat social avec les agents publics ». Concernant l’apprentissage, les décisions retenues par le gouvernement transfèrent pour l’essentiel le pilotage et le financement de l’apprentissage aux branches c’est-à-dire aux patrons. Les choix retenus aboutiraient aussi à concéder au patronat le contenu des formations et des diplômes réduits à des blocs de compétences en lieu et place des titres et diplômes nationaux. La limite d’âge serait portée à 30 ans, créant un effet d’aubaine pour les entreprises. C’est un coup fatal porté à l’enseignement professionnel sous statut scolaire qui met en danger l’avenir de 700.000 lycéens.

La FNEC FP-FO reste déterminée à défendre l’enseignement professionnel initial public laïque, sous statut scolaire, dans des établissements spécifiques, les lycées professionnels ; le droit de tous les jeunes à y accéder pour préparer des diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives et les statuts ; le maintien du statut des professeurs de lycée professionnel. De la même façon, la FNEC FP-FO condamne la méthode du Président de la République et de son gouvernement qui, après avoir licencié du jour au lendemain les contrats aidés, organise désormais un plan de fermeture de tous les CIO, le basculement des personnels des DRONISEP aux régions, l’affectation des PsyEN-EDO en établissement scolaire. Les personnels n’acceptent pas et ils s’organisent. La FNEC FP-FO dénonce le passage d’un service public national de l’orientation à un service public régional, synonyme d’inégalités entre les territoires et entre les citoyens. Chaque jeune scolarisé doit avoir accès à une information gratuite et personnalisée sur les études et les métiers.

Les contre-réformes dans l’Education nationale sont totalement cohérentes avec l’éviction des personnels et du service d’orientation de l’Education Nationale puisqu’il s’agit de faire faire la sélection par les enseignants, plus besoin donc de conseillers d’orientation. Les projets d’arrêté sur le nouveau lycée prévoient bien que « l’éducation au choix de l’orientation » implique l’intervention des professeurs de la classe, des professeurs documentalistes, des psychologues de l’Education nationale et des personnes et organismes invités par l’établissement ou mandatés par le conseil régional. Pour la FNEC FP-FO, le projet de loi organise une territorialisation de l’orientation. Non seulement le maillage territorial des CIO, donc des services publics de proximité disparait. Le cadre national n’y survit pas puisque les régions ont la possibilité de conclure des conventions de trois ans à titre expérimental.

La FNEC FP-FO exige le retrait du projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ».

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Communiqué suite à la répression policière dans les Universités

Communiqué de la FNEC FP-FO en pdf ici: Communiqué répression Tolbiac – 20 avril 2018

RETRAIT DE LA LOI ORE !
La FNEC FP-­‐FO condamne la répression policière

La FNEC FP-­‐FO informe qu’une intervention policière a eu lieu hier ce matin à l’université de Tolbiac (Paris I). L’évacuation aurait fait plusieurs blessés dont un grièvement. Après Nanterre ou Montpellier contre les étudiants ou dans les rues de Tours contre les lycéens, le gouvernement a fait le choix du rapport de force et de la répression.

Il s’agit là d’une escalade dangereuse. Le ministre de l’Intérieur a promis ce mercredi que «l’Etat de droit serait rétabli partout». Le président Macron a ajouté aujourd’hui : «le défi des prochains jours c’est la tenue des examens». La FNEC FP-­‐FO fait part de son extrême préoccupation. Elle condamne le recours à la force publique, exige qu’aucune poursuite ni sanction ne soit engagée.

Contrairement à ce que martèle le gouvernement la jeunesse mobilisée n’est pas constituée d’«agitateurs violents». Ce sont des lycéens et des étudiants.

Les collègues engagés à leurs côtés ne sont pas des «professionnels du désordre » mais des fonctionnaires qui défendent le Service public. La mobilisation des étudiants, des lycéens et des personnels qui refusent la destruction des services publics, qui rejettent la sélection à l’université et qui exigent le retrait de la loi ORE, est légitime, tout comme la grève des cheminots pour défendre le statut et exiger le retrait du «nouveau pacte ferroviaire» est légitime.

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Déclaration des représentants FO en Comité Technique Académique

Pdf complet ici Déclaration CTA 040318

Monsieur Le Recteur,
Mesdames & Messieurs les membres du CTA,

Le 22 mars dernier, à l’appel notamment de notre organisation, de très nombreux fonctionnaires, étudiants et lycéens, ont manifesté afin de défendre le Service Public. Mais malgré l’ampleur de ces manifestations, le gouvernement n’entend rien céder et affiche même son intention d’aller le plus vite possible jusqu’au bout de son programme pour faire table rase de l’ensemble des conquêtes sociales depuis 1936. En effet, la Fonction Publique et ses statuts, les conventions collectives, la protection sociale, les régimes de retraites particuliers, le Code des Pensions, les services publics, le paritarisme, le baccalauréat, les diplômes, les lycées professionnels, l’Ecole publique, l’université, etc. sont dans le viseur du gouvernement !

En s’attaquant aux trois versants de la Fonction publique, le gouvernement remet en cause les principes essentiels de la République dont la mise en oeuvre est garantie par les fonctionnaires dans toute la France. Après le gel du point d’indice, le rétablissement du jour de carence et la hausse de la CSG avec une compensation partielle et non pérenne, avec le programme Action Publique 2022, le gouvernement veut notamment remplacer le
statut par le contrat et remettre en cause les instances paritaires en réduisant leur nombre.

Avec la loi ORE, ParcourSup, la réforme du baccalauréat et la réforme de la voie professionnelle, le gouvernement veut passer en force sur la remise en cause des diplômes nationaux reconnus dans les grilles de qualification nationales. Il soumet ainsi l’enseignement au marché du travail. Cela aura pour conséquence la fermeture de centaines de filières, la suppression de milliers de postes et les diplômes nationaux seront remplacés par de vagues certificats de compétence.

Pour le SNETAA-FO, le premier syndicat de l’Enseignement Professionnel, les propositions faites dans les rapports Brunet, puis Calvez-Marcon, visent essentiellement à disqualifier la voie professionnelle scolaire pour mieux servir les intérêts des organisations patronales dans leur volonté de faire main basse sur l’enseignement professionnel au sein de l’Ecole. Pour FO, toutes les lignes rouges ont été franchies.

Malgré la résistance croissante des salariés et des personnels, ce gouvernement veut donc réaliser coûte que coûte un basculement. Il ne laisse donc pas d’autre choix que la préparation d’un rapport de force afin de bloquer cette politique. Oui, les syndicats qui se réclament de la Charte d’Amiens doivent toujours défendre les intérêts particuliers et collectifs des salariés contre les plans destructeurs des gouvernements. FO appelle donc les personnels à se réunir dans les écoles, les établissements et les services pour mettre en discussion la question de la grève et de sa reconduction.

Rappelons que pour la FNEC-FP-FO, il est essentiel de se battre pour des augmentations de salaires, pour la défense des statuts et des postes, pour des services publics républicains, pour des diplômes et des qualifications reconnus dans les grilles nationales.

La FNEC-FP-FO souhaite également rappeler ici son opposition à l’inclusion scolaire systématique. Pour FO, il faut rétablir le droit à un enseignement spécialisé pour les élèves dont la situation l’exige. Cela signifie le retour à une orientation au cas par cas des élèves selon la nature et le degré du handicap. Il faut donc rétablir et/ou créer tous les postes, structures et établissements spécialisés et médico-sociaux nécessaires. Tous les personnels accompagnant des élèves en situation de handicap doivent être intégrés dans un corps de la fonction publique.

Concernant les maternelles et la déclaration du Président de la République qui dit vouloir rendre obligatoire l’école maternelle à partir de 3 ans dès 2019, FO n’est pas dupe. En effet, partant du fait que ce sont déjà aujourd’hui 97,6% des enfants qui sont scolarisés en maternelle, alors il est clair que l’objectif du chef de l’Etat est de refonder notre Ecole maternelle en lui faisant perdre sa spécificité pour l’aligner sur les autres modèles européens, comme par exemple celui qui traite comme un bloc la période allant de la première année à l’âge de la scolarité (0 à 6 ans) avec l’intervention, dans les écoles, des professionnels du champ social, comme les éducateurs de jeunes enfants. Les PE et agents des collectivités deviendraient alors des « adultes aux missions indifférenciées » et perdraient leur statut respectif.

La FNEC-FP-FO refuse tout transfert de compétences qui consisterait à transformer l’école maternelle en garderie ou jardin d’éveil. Soulignons également que l’obligation scolaire dès 3 ans permettra d’imposer aux communes, via la loi Debré de 1959, de participer aux frais des écoles privées sous contrat pour les enfants de 3 à 6 ans ! Il est inacceptable pour FO que des fonds publics financent l’Ecole privée.

Concernant les PsyEN-EDA :

  • Pour les règles du mouvement, la FNEC FP-FO demande que les postes «établissement» soient des écoles rattachées à un secteur, comme cela existait dans le mouvement du premier degré, et comme cela existe encore pour le TZR.
  • FO demande également que les postes « commune » ne prennent en compte que les écoles de rattachement qui s’y trouvent physiquement et que le rattachement administratif à une circonscription qui rend le mouvement très aléatoire et très injuste soit abandonné.
  • Rappelons que nous nous sommes toujours opposés à la création de ce nouveau corps, et que si nous en acceptons malgré nous le principe, il nous semble indispensable que les règles qui régissent le second degré s’appliquent également pour le mouvement des PsyEN-EDA.

Sur l’orientation, la FNEC FP-FO et notre syndicat des lycées & collèges, le SNFOLC, ont été reçus à la demande du ministère le 23 mars dernier afin de leur présenter, comme à toutes les autres organisations syndicales, son projet en matière d’orientation, d’emplois de PsyEN-EDO, de directeur de CIO, des différentes structures de l’orientation et d’existence des CIO. Le ministère leur a annoncé la fermeture de tous les CIO « à plus ou moins long terme ». FO se demande donc ce que vont devenir dans ces conditions les PsyEN-EDO ? En effet, leur nouveau statut n’étant plus un statut dérogatoire calé sur celui des personnels enseignants, alors ils ne sont plus protégés. En ce qui concerne les DCIO, le gouvernement n’a pas encore tranché, mais sans CIO, il ne leur reste que peu d’espoir… Quant aux DRONISEP, ils basculent aux régions. Tous les personnels administratifs, Psyen-EDO, DCIO vont devoir choisir entre « basculer » à la Région ou être mis à disposition. Que deviendront également ceux affectés au service du SAIO ? FO est opposé à ce basculement !

Pour terminer, si nous allons bien sûr intervenir au fur et à mesure du déroulement de l’ordre du jour de ce CTA, nous souhaitons tout de même intervenir dès maintenant sur trois points :

  • Les CPE : Beaucoup de postes CPE vacants sont profilés sans que nous en comprenions la raison. Cela va poser des problèmes lors des mutations, puisque certains collègues ayant des bonifications familiales importantes ne pourront pas se rapprocher de leur famille. FO demande à ce que ces postes ne soient pas spécifiques.
  • L’enseignement Professionnel : Malgré vos déclarations Monsieur Le Recteur, et celles du Ministre de l’EN sur la priorité que représente l’Enseignement Professionnel, le solde des créations/suppressions de poste de PLP programmées pour la rentrée 2018 est de -5. FO aimerait que les actes soient en cohérence avec les déclarations et demande que ce CTA annule les suppressions de postes de PLP notamment celles prévues à Biarritz et à Villeneuve/Lot.
  • Les AESH : La circulaire du 8 juillet 2014 proposait une grille d’indices de référence. Il appartient donc à l’académie de définir les modalités de rémunération à l’intérieur de l’espace indiciaire. Nous sommes enfin soulagés de voir, qu’après 2 ans de demandes intensives de notre part et 4 ans après la sorti de cette circulaire, il soit mis à l’ordre du jour cette fameuse grille. Toutefois, Monsieur Le Recteur, nous aurons quelques propositions modificatives à vous faire.

Nous vous remercions pour votre écoute.

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Appel de l’Union Interfédérale des agents de la Fonction Publique FO 

Appel à télécharger ici 2018-03-30 CP UIAFP FO MAINTIEN DU STATUT GENERAL DES FONCTIONNAIRES

Le gouvernement dit vouloir maintenir le Statut général des fonctionnaires :
QU’IL LE PROUVE !

Lors de la réunion plénière avec le ministre Gérald Darmanin et le Secrétaire d’Etat Olivier
Dussopt, le 29 mars, ces deux membres du gouvernement ont affirmé être attachés au Statut général des fonctionnaires et à ses éléments structurants que sont le principe de carrière et la séparation du grade et de l’emploi.
Pour FO Fonction Publique, ces engagements sont en contradiction avec les objectifs fixésdans le document d’orientation intitulé « refonder le contrat social avec les agents publics » . Après la déclaration commune des 7 organisations syndicales qui avaient appelé à la grève réussie du 22 mars, FORCE OUVRIERE a demandé que le document d’orientation soit réécrit et confirme ainsi clairement le maintien du Statut général des fonctionnaires et ses principes.

Au final, le ministre et le secrétaire d’état ont proposé de retranscrire leurs engagements dans un nouveau texte. De fait, une nouvelle version nous sera très rapidement envoyée et une nouvelle réunion sera programmée.

FO Fonction Publique, qui rejette totalement le document actuel, prend acte de l’évolution
du gouvernement sur ce dossier. Pour nous il est clair que la mobilisation réussie du 22 mars porte ses fruits. FO Fonction Publique prendra position à la réception du nouveau document.

Pour autant, nous rappelons au gouvernement que les revendications concernant l’augmentation des salaires, une meilleure compensation de la CSG, le retrait du jour de carence, restent pleinement d’actualités. De même, nous rappelons notre totale opposition aux 120 000 suppressions de postes annoncées sur le quinquennat et nous mettrons tout en oeuvre pour être entendus sur l’ensemble de ces points.

Le gouvernement affirme son attachement au Statut général des fonctionnaires et à la Fonction publique: qu’il le prouve par un nouveau document fondamentalement différent!

Fait à PARIS, le 30 mars 2018.

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Inclusion scolaire systématique : un constat alarmant

Communiqué de la FNEC FP-FO Communiqué-Conf-inclusion

La FNEC FP-FO demande au gouvernement d’ouvrir des négociations en urgence sur les conditions de travail des personnels

A l’initiative de la FNEC FP-FO, s’est tenue le 28 mars 2018, dans les locaux de la Confédération FORCE OUVRIERE, une conférence sur le sujet de l’inclusion scolaire systématique rendue obligatoire par la loi PEILLON de 2013 et mise en oeuvre par le ministre actuel de l’Education nationale.

250 participants venus de tous les départements, de tous les secteurs d’enseignement des 1er et 2nd degré, des lycées professionnels ont apporté leur contribution sur le sujet. Participaient également à cette conférence des représentants de la fédération FO des services publics de santé (FSPS-FO), des représentants de la FAGE-FO et de la FNAS-FO (action Sociale).

A l’issue de cette conférence, toutes les remontées des départements attestant de la dégradation des conditions de travail le confirment : la situation présente un caractère d’urgence.

La réalité est accablante. A l’opposé des déclarations gouvernementales lénifiantes sur l’intégration des élèves handicapés, le gouvernement réduit de manière drastique les moyens affectés à l’intégration/inclusion dégradant considérablement les conditions de travail des personnels de l’Education nationale.

Ainsi, dans le seul et unique but de réaliser des économies budgétaires, le gouvernement remplace des structures avec des personnels spécialisés par des dispositifs. C’est notamment le cas avec les RASED dont l’existence est menacée. C’est aussi le cas avec les ULIS dans les collèges et lycées professionnels.

De plus, en lieu et place de l’organisation de formations d‘enseignants spécialisés, le gouvernement a créé un CAPPEI sans valeur et procède au recrutement d’AESH, personnels en situation précaire et sous payés.

Toujours dans sa logique d’économies, au détriment de l’avenir des élèves, au détriment de la santé des personnels, le ministère encourage la remise en cause des EREA et notamment des internats encadrés par des enseignants formés. Il remet en cause également les SEGPA, préférant inclure systématiquement les élèves qui en relevaient jusque-là.

Ainsi cette dégradation constante conduit des centaines et des centaines d’enseignants à ne plus supporter cette détérioration de leurs conditions de travail qui mettent parfois leur sécurité ainsi que celle des autres élèves en danger.

La FNEC FP-FO constate d’ailleurs que, cette année, plusieurs grèves ont éclatées dans des écoles où les personnels n’en pouvaient plus, ce qui a contraint les représentants du ministre à trouver des solutions de reclassement des élèves «hautement perturbateurs» dans des IME et IMPro, démontrant au passage l’impérieuse nécessité de maintenir ces structures.

Dans les CHS CT, ce sont des centaines de dossiers qui sont présentés par les personnels, conseillés utilement il est vrai, par les syndicats FO.

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Etudiants: halte aux intimidations, amplifions la mobilisation! Communiqué interfédéral.

Communiqué en pdf ici communiqué interfédéral-éducation

Halte aux intimidations, amplifions la mobilisation !
Jeudi 22 mars à Montpellier des hommes cagoulés et armés de lattes de bois ont fait irruption dans un amphithéâtre de l’UFR de droit et de science politique de l’université de Montpellier occupée par une cinquantaine d’étudiant·es. Ils ont frappé, menacé, insulté les étudiant·e·s présent·e·s, en blessant quatre qui ont dû recevoir des soins. Il apparaît que le directeur de l’UFR de droit a, a minima, laissé faire cette agression sur des jeunes placés sous sa responsabilité, voire en aurait été complice. Ces faits et les déclarations qui les ont suivis ont soulevé l’indignation et il a été contraint de démissionner dès samedi midi. Des plaintes ont été déposées et toute la lumière doit être faite sur ces violences et leurs auteurs, les responsabilités doivent être clairement établies. Le doyen et un enseignant ont depuis été mis en garde à vue et suspendus. Nos organisations seront très attentives au fait que l’enquête aille à son terme et établisse l’ensemble des responsabilités. La ministre doit le garantir.

Lundi 26 au soir à la sortie d’une AG à Lille 2 des étudiant·es ont été agressés par un groupe se revendiquant de l’extrême droite. Vendredi 23 mars dernier ce sont les élèves et les personnels du lycée autogéré de Paris qui ont été victimes d’une agression par un groupuscule d’extrême droite. Dans la nuit du 28 au 29 mars, des étudiant.e.s et lycéen.ne.s qui occupent la faculté de Strasbourg ont été sauvagement agressé.e.s par des individus se revendiquant du Bastion Social, groupuscule d’extrême droite.

Tous ces faits absolument intolérables interviennent alors que depuis des semaines, dans plusieurs universités, étudiants et personnels avec leurs syndicats combattent les réformes modifiant les conditions d’accès à l’université ainsi que la nature du baccalauréat. Depuis des semaines, ils exigent le retrait de ces réformes : ils ne veulent pas du basculement de société qu’implique la sélection à l’entrée à l’université, la destruction du baccalauréat comme premier grade universitaire. Ils veulent conserver les diplômes nationaux. Ils ont raison. Leur mobilisation, leur combat sont les nôtres. Nous les soutenons totalement.

Face à la multiplication de ces agressions odieuses, nous sommes solidaires avec les jeunes et les personnels agressé·es et nous les assurons de notre solidarité. La violence, les injures racistes, sexistes et homophobes sont inacceptables et condamnables. L’extrême droite et ses militant·es portent des valeurs et des propositions qui sont à l’opposé de notre vision d’une éducation émancipatrice, éclairée et ouverte aux débats d’idées.

Nous reprenons à notre compte la déclaration des syndicats de Montpellier qui affirment après l’agression ignoble commise par un commando d’extrême droite contre des étudiants mobilisés pour leurs légitimes revendications : « nos organisations ne reculeront pas, elles poursuivront jusqu’au bout le combat pour exiger le retrait de la loi ORE, aux côtés des étudiants, dans l’unité, comme c’est le cas depuis maintenant 3 mois. »

Nous constatons que ces derniers jours les mobilisations dans les universités s’amplifient : 3000 en AG à Montpellier, 2000 à Toulouse, des centaines à Nantes, à Tolbiac… Nous soutenons totalement ce mouvement et appelons à l’amplifier.

Nous rappelons également à la ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation et au ministre de l’éducation nationale que les lycéen·ne·s et les étudiant·es ont le droit de se mobiliser.

Ils et elles peuvent se réunir, diffuser des tracts, afficher leurs opinions, se mobiliser dans et devant leurs établissements. Le recours répété aux forces de l’ordre pour vider les amphis ou dégager les entrées des établissements ne peut pas être la réponse à leurs revendications.

Avec les étudiants, les personnels mobilisés, nous affirmons : la loi ORE, Parcoursup et la réforme du bac et du lycée instaurent la sélection à l’entrée à l’université, cassent les diplômes nationaux, creusent les inégalités sociales et territoriales. Nous exigeons leur retrait et appelons les enseignant·es, les personnels, les étudiant·es et les lycéen·nes et leurs parents à amplifier les mobilisations. Le 22 mars, les personnels de l’enseignement supérieur, les étudiant·es ont porté ces revendications aux côtés des fonctionnaires, des cheminot·es. Le service public est attaqué de manière similaire, par exemple dans le rail ou la santé. Il est notre bien commun et nos organisations appellent à soutenir les mobilisations en cours et à venir pour le défendre.

Nous appelons les personnels, les étudiants à se réunir pour en débattre et pour exiger le retrait de la loi ORE et pour un service public de l’enseignement supérieur ouvert à toutes et tous les bacheliers, gratuit, formateur et émancipateur et nous soutiendrons toutes les initiatives. Les AG, les Heures d’information syndicale se multiplient en ce moment même et sont de plus en plus nombreuses. Il faut les amplifier et mettre en débat les moyens à mettre en oeuvre pour bloquer les réformes destructrices du gouvernement. Des préavis de grève sont déposés pour permettre les mobilisations locales et la convergence avec d’autres salarié·es en lutte.

Nos organisations informent que le 3 avril débute le mouvement des cheminots dont les AG vont discuter des modalités de reconduction de la grève. Cette discussion nous concerne. L’interfédérale se réunira le 3 avril en fin de journée pour faire le point sur les mobilisations et débattre des suites.

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Appel de l’AG du 30 mars

Appel AG 30 mars 2018                                                              

Et si c’était le moment ?

De se réunir en AG dans les services, les écoles, les établissements pour discuter de la grève en relation avec le mouvement des cheminots, dès le 3 avril prochain.


Réunis aujourd’hui en Assemblée Générale,



Plus de 150 délégués de la FNEC FP FO de la Gironde ont rédigé et adopté à l’unanimité cet appel :

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