Retrait de Parcoursup!

Communiqué du 29 mai 2018 du SNFOLC concernant Parcoursup communiqué snfolc parcoursup 29 mai 2018

Chaque bachelier doit pouvoir accéder à l’université à la formation de son choix

Aujourd’hui à quelques jours des épreuves du bac, près de 286 000 élèves de terminale sont « en attente » ou n’ont reçu aucune proposition. Sur les 526 000 restants, plus de 351 000 ont reçu une réponse qui ne correspond pas à la formation de leur choix. Ils sont plus de 13 000 à avoir quitté la plateforme « Parcoursup ».

La situation faite aux lycéens de terminale qui se préparent à passer les épreuves du Bac est inacceptable.

La remise en cause du bac comme premier grade universitaire, donc du droit pour chaque bachelier, parce qu’il est bachelier, à accéder à la formation de son choix, est inacceptable.

Le SNFOLC appelle les personnels à se réunir pour prendre position et exiger des ministres de l’EN et de l’ESR le retrait de Parcoursup, le respect du droit de chaque bachelier à accéder à la formation universitaire de son choix.

Il soutient les lycéens qui se mobilisent pour défendre leur avenir, leur droit aux études, leur droit à accéder à l’université dans la formation de leur choix.

Il condamne fermement la répression dont des jeunes ont été la cible au lycée Arago.

Il appelle les personnels à faire connaître leurs prises de position aux lycéens, aux parents.

Lundi soir, le SNFOLC a été informée de l’initiative des organisations lycéennes de se rassembler devant les rectorats le mercredi 30 mai à partir de 11h pour faire valoir leurs exigences : nous serons à leurs côtés !

Il appelle à participer avec les lycéens aux rassemblements organisés ce mercredi devant les rectorats pour exiger :
Retrait de Parcoursup!
Une place pour chaque lycéen à l’université dans la formation de son choix!

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ParcourSup : 400 000 élèves sans affectation dans le supérieur ! INACCEPTABLE !

Communiqué de la FNEC-FP FO du 23 mai 2018 ParcourSup

Depuis des mois, les organisations FNEC FP-FO, FSU, FERC CGT SUD, avec l’UNEF, la FIDL l’UNL, l’UNL-SD, le SGL exigent l’abrogation de la loi Orientation et Réussite des étudiants (ORE), le retrait de ParcourSup. Depuis des mois, elles dénoncent ces mesures comme un outil inacceptable de sélection et de remise en cause du baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire.

A ces revendications reprises dans des dizaines d’universités par les étudiants et les personnels, le gouvernement a opposé un refus systématique expliquant : ces mesures ont pour objectif d’aider l’orientation et la réussite des élèves.

Aujourd’hui, les faits sont là : 400 000 élèves qui passent le bac dans quelques jours apprennent qu’ils n’ont pas d’affectation, qu’ils n’ont pas de place dans l’enseignement supérieur.

Le gouvernement a expliqué : on ne peut pas continuer avec le tirage au sort. Le tirage au sort est en effet inacceptable. A la place du tirage au sort le gouvernement a mis en place la sélection généralisée. Nul ne peut ignorer la situation à l’université : il n’y a pas assez de places, pas assez de postes. Plutôt que de créer des postes et d’augmenter les capacités d’accueil, la ministre Vidal a institutionnalisé la loterie sauvage, la sélection par le CV, la lettre de motivation, la lettre de recommandation.

Quelques chiffres : Alors que 28 000 bacheliers de plus sont attendus à la rentrée 2018, ce sont en tout et pour tout 19 000 places supplémentaires créées dans l’enseignement supérieur. Dans une filière «en tension» comme la filière STAPS, 6 000 dossiers sont parvenus à l’université Paris-Est-Créteil pour 300 places. Ce sont, à Paris-I, 600 places en première année de droit pour 14 000 dossiers reçus.

Au soir du 22 mai, des milliers de lycéens et d’étudiants, des classes entières, se retrouvent «sur le carreau». Les capacités d’accueil sont insuffisantes pour permettre à chaque lycéen ou étudiant de poursuivre ses études dans la formation de son choix.

C’est inacceptable !
Inacceptable pour les enseignants qui refusent d’être les censeurs de l’orientation de leurs élèves et à qui l’on dit : «il faut faire patienter, il faut proposer des solutions alternatives, comme l’apprentissage.»
Inacceptable pour les parents qui ne savent pas si leurs enfants auront droit à une place dans la filière choisie.
Inacceptable pour les élèves, qui refusent que leur soit barré l’accès à l’enseignement supérieur et à une qualification.

ParcourSup, la réforme du baccalauréat et du lycée sont les pièces d’un même puzzle : c’est la mise en place de parcours individuels. Dans cette logique, il n’y a plus de diplôme national, plus de qualification. Il n’y a plus que des parcours, des bilans de compétences, dont la valeur dépendra de la réputation du lycée.

La FNEC FP-FO appelle les personnels à se rassembler, à se réunir en heure d’information syndicale, en assemblée, pour exiger :
 Abandon de ParcourSup, abrogation de la loi ORE,
 Aucun élève ne doit rester sur le bord de la route. Tous doivent pouvoir accéder à la formation de leur choix.
La FNEC FP-FO invite les personnels à s’adresser aux élèves pour affirmer ensemble ces revendications en direction des ministres, et discuter des initiatives à prendre, aller là où ça se décide, y compris en organisant des délégations dans les rectorats. Tel est le sens des propositions que FO fera à l’interfédérale.
La FNEC FP-FO considère avec la confédération Cgt-Force Ouvrière que « la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. » (résolution générale du 24ème congrès de la Cgt-Force Ouvrière, 23-27 avril 2018).

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Le Ministre suit son agenda. Est-il le nôtre?

Communiqué de la FNEC-FO ici Agenda social Education nationale

Lors du CTMEN du 16 mai, le ministre de l’Éducation nationale a présenté aux organisations syndicales «l’agenda social» de son ministère, qui, selon lui, devrait encadrer toutes les discussions avec les organisations syndicales jusqu’à la fin 2019.

Il a invité les organisations syndicales au partage d’une vision de l’avenir et de la gestion des ressources humaines.

Le document remis aux organisations syndicales fait une large place à la mise en oeuvre de PPCR.Cela semble, pour le ministre, être l’horizon indépassable pour «revaloriser les métiers», et «dynamiser les parcours professionnels et la carrière». Il est prévu de discuter d’un bilan des avancements de grades créés dans le cadre de PPCR (classe exceptionnelle) et de «l’accompagnement des personnels dans la mise en oeuvre de l’évaluation professionnelle».

Il suffit de regarder le bas de notre bulletin de salaire, encore en baisse depuis le 1er janvier, pour constater que PPCR n’est pas la réponse aux revendications salariales. L’évaluation PPCR, s’inscrit certes dans la «gestion RH» des «personnels», préconisée par le ministre : les injustices et l’arbitraire qui en résultent ne découlent pas d’un manque d’accompagnement des personnels mais de sa conception même.

Si le ministre n’a pas fermé la porte à l’engagement de réflexions catégorielles, c’est en avertissant «qu’il n’y aura pas de largesses». Pour Force ouvrière il ne s’agit pas de demander des largesses mais de stopper la paupérisation des personnels : le point d’indice doit être débloqué et des mesures de rattrapage doivent être prises.

Force est de constater que les thèmes retenus dans le document préparatoire permettent de transposer les contre-réformes annoncées au ministère de l’Éducation nationale :
– le «nouveau contrat social pour la fonction publique» -salaire au mérite, embauches massives de contractuels, fusion des instances consultatives, plan de départs «volontaires» sous le signe de 120000 suppressions de postes-.
– la réforme territoriale : un récent rapport détaille les mesures et le calendrier prévus pour la réduction du nombre des académies à treize pour les calquer sur les grandes régions, en faire des agences régionales et opérer un big-bang ou plutôt un big-crash des statuts particuliers.

C’est ainsi qu’on relève notamment dans les items :
«Mise en place d’une gestion RH de proximité» : cela permet la rémunération au «mérite», le recrutement par les chefs d’établissement en lieu et place du mouvement et avec lui la remise en cause des prérogatives des CAP (commissions paritaires)
«Accompagnement RH des politiques ministérielles (orientation, organisation territoriale)» : le ministre a appelé à « être créatifs» et à «inventer des organisations».
«Accompagnement de la rénovation de la voie professionnelle» : cela annonce-t-il une refonte du statut particulier des PLP et de leur temps de travail (annualisation) ?
«Réflexion sur la direction d’école» : cela annonce-t-il le changement de statut de l’école (sous-entendu pour les regrouper en établissements publics) préconisé par le rapport sur la réforme territoriale ?
«Réflexion sur la place du concours» : cela ouvre la voie aussi bien à une modification de la place dans le temps que de sa place dans le recrutement d’enseignants (augmentation du nombre des contractuels préconisé dans le nouveau contrat social)

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Territorialisation, régionalisation, mise en réseaux : éclatement de l’école républicaine

Communiqué en pdf ici territorialisation-expérimentations locales

La FNEC FP-FO demande audience au ministère

Chartes, conventions passées avec les collectivités territoriales, mise en réseaux des établissements scolaires, écoles du socle : les expérimentations imposées localement se multiplient dans les villes, les départements et les académies si bien qu’il y a autant de règles que de «territoires». Cet éclatement de l’école républicaine s’inscrit dans le cadre de la fusion des académies et de la régionalisation – territorialisation de l’école.

Ainsi le Recteur d’Aix-Marseille a publié le 1er septembre 2017 un arrêté disloquant l’académie en 21 réseaux d’établissements (écoles-collèges-lycées). Sans informer les instances de représentation académique, il demande aux chefs d’établissements de soumettre au vote des Conseils d’Administration des collèges et lycées une «convention de groupement de services», qui «autorise la gestion mutualisée des moyens humains et financiers.» Il s’agit clairement d’une réorganisation totale des écoles – collèges – lycées, un basculement du cadre national de l’enseignement public vers des réseaux d’établissements autonomes, ce que la FNEC FP-FO refuse et combat.

En 2017, la ville de Grigny et le Rectorat de Versailles signent une convention pour «faire émerger un territoire unifié de projets reliant écoles, collèges et lycées du bassin d’éducation», et «échapper aux cloisonnements administratifs». Côté enseignements, chaque collège proposera une spécialisation thématique.

A Angers, les personnels du collège Jean Lurçat ont pris connaissance en janvier 2018, par voie de presse, d’un projet d’«établissement public de socle commun», intégrant des classes de cours moyen dans l’enceinte du collège. Ce projet menace le statut des personnels ainsi que leurs obligations de service. Il illustre en outre la volonté de fusionner les corps des enseignants des 1er et 2nd degrés.

La réorganisation territoriale de l’école, c’est aussi la transformation de l’école maternelle publique en jardins d’éveil territoriaux comme à Brioude (Haute-Loire) où l’intervention de FO a permis de mettre en échec un projet de transfert de compétences de l’État vers la Communauté d’agglomération anticipant les projets ministériels.

Sous prétexte d’adaptation aux besoins des territoires, ces expérimentations locales s’inscrivent dans un plan d’ensemble d’atomisation du service public républicain. Elles se heurtent aux statuts nationaux et particuliers, véritables garanties individuelles et collectives des agents.

Le ministère veut aller vite. Il vient de publier un rapport proposant la fusion des académies d’ici 2021, pour ne garder que 13 Régions. Il préconise le renforcement des compétences du Recteur de Région en matière de gestion des personnels. Il prévoit de leur confier la gestion d’un budget régional unique… Dans le même temps, le gouvernement transfère une partie des personnels de l’orientation aux Régions, dans le cadre du projet de loi «Pour la liberté de choisir son avenir professionnel».

Pour la FNEC FP-FO, l’Education doit rester nationale, ses personnels doivent rester des fonctionnaires d’Etat. La FNEC FP-FO combattra toutes les remises en cause statutaires sous couvert d’expérimentation ou d’adaptation aux projets territoriaux.
La FNEC FP-FO soutient ses syndicats qui combattent ces mesures de dislocation de l’école et demande audience au ministère sur ce dossier.

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Manifestation ce mardi 22 mai pour la défense du statut des fonctionnaires

CONTRE L’ABANDON DES SERVICES PUBLICS
POUR LA DEFENSE DES AGENTS ET DES STATUTS

Toutes et tous mobilisé-e-s le mardi 22 mai 18

Cher.e.s camarades,

Nous vous rappelons que la manifestation à BORDEAUX partira à 13h30 de la Place de la République.

Nous donnons rendez-vous à 13h à l’UD-FO sur les quais à tous ceux qui voudraient que nous y allions ensemble.

Le communiqué intersyndical de la Gironde en pdf 22 mai 2018

Le communiqué du SNFOlC 03 Communiqué snfolc 22 mai

grève le 22 mai

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Recours accru aux contractuels: déclaration commune

Déclaration unitaire des organisations syndicales concernant le recours systématique aux non titulaires 2018-05-15-DECLARATION UNITAIRE DES OS FP NON TITULAIRES.

Monsieur le Ministre,
Les organisations syndicales CFDT – CFE CGC – CFTC – CGT – FA FP – FO– FSU –Solidaires – UNSA ont dénoncé le 4 avril dernier le document d’orientation du gouvernement « Refonder le contrat social avec les agent-es publics » parce qu’il ne correspond pas sur le fond à leurs attentes ni aux besoins auxquels doit répondre la Fonction publique aujourd’hui.

Nos organisations syndicales ont notamment pointé leur désaccord avec la volonté qui y est affichée d’un recours accru au contrat dans la Fonction publique considérant qu’il s’agit d’une part d’une attaque contre le statut trahissant une volonté de détricotage de la Fonction Publique et que d’autre part cela est contradictoire avec les décisions du Président de la République de faire de l’égalité – notamment salariale – entre les Femmes et les Hommes la grande cause du quinquennat.

Elles ont affirmé à l’inverse de ces orientations, la nécessité de procéder à un nouveau plan
d’accès à l’emploi titulaire.

Le dernier rapport annuel de la Fonction Publique confirme une progression de la part des
non titulaires parmi les agents publics : un personnel sur cinq est aujourd’hui contractuel,
soit près d’un million de personnes. Pour nos organisations, cette situation n’est bonne ni
pour les personnels contractuels, dont les conditions de recrutement, d’emploi et de rémunération sont souvent défavorables, ni pour le service public. Cela génère de plus une
iniquité entre agent-es et des disparités salariales majeures entre les Femmes et les Hommes.

Nos organisations tiennent à rappeler que pour mettre fin à ce recours à la précarité dans la Fonction publique, il est nécessaire de mener une politique ambitieuse de recrutement de personnels titulaires assortie de dispositions plus contraignantes, pour les employeurs
publics, permettant de ne pas reconstituer de nouveaux viviers de personnels contractuels
et vacataires.

C’est pourquoi, nos organisations demandent une nouvelle fois, en parallèle d’un dispositif
concerté permettant de nombreuses titularisations le plus rapidement possible pour faire suite aux mesures dites « Sauvadet », l’ouverture de discussions pour que soient améliorées les conditions de résorption de l’emploi précaire, de reconnaissance et d’application des métiers émergents et d’emploi des agents contractuel-les. Il s’agit particulièrement de faire respecter les dispositions législatives et réglementaires en vigueur par l’ensemble des employeurs publics.

Enfin, nos organisations syndicales rappellent leur attachement à l’article 3 du Statut général des fonctionnaires qui précise qu’un emploi civil permanent doit être occupé par un fonctionnaire.
Elles attendent aujourd’hui des réponses à ces questions afin de connaître sur quelles bases vous comptez réellement ouvrir les discussions de ce chantier.

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Fusion des académies d’ici 2021 : Vers des Agences Régionales de l’Education

Communiqué de la FNEC-FP Fo du 15 mai 08 Communiqué FNEC FP-FO « Fusion des académies vers des agences régionales de l’éducation »

Le ministère vient de présenter un nouveau rapport sur l’organisation territoriale de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il a décidé de franchir une nouvelle étape dans la régionalisation de l’école et le démantèlement des ministères en organisant le passage de 26 académies métropolitaines à seulement 13 régions académiques. Il s’agit d’accélérer le transfert des responsabilités de l’Etat au niveau de la région, pour répondre aux objectifs gouvernementaux en matière de suppressions de postes et de destruction des services publics et des statuts.

Pour FO, ce n’est pas une surprise : le ministère avait indiqué qu’il ne souhaitait pas rester au milieu du gué. Après le décret de décembre 2015 mettant en place les 13 recteurs de région académique, après l’administration des académies de Rouen et de Caen par un seul recteur, le rapport recommande «d’aligner l’organisation territoriale des services déconcentrés des deux ministères sur les nouvelles régions créées en 2015, (…) afin de rétablir une fluidité de relations avec les collectivités régionales et les autres services déconcentrés de l’État.» L’autorité hiérarchique du recteur de Région se verrait considérablement renforcée.

Le ministère veut aller vite
Les recteurs de Régions doivent remettre leur projet de fusion avant la fin de cette année.
 Rentrée 2018 : transfert de toutes les compétences relatives à l’enseignement supérieur au recteur derégion académique
 2019 : Fusion des académies de Dijon, Besançon, Lille, Amiens, Caen, Rouen, Aix-Marseille et Nice
 Rentrée 2020 : Fusion des académies de Lyon, Grenoble, Clermont, Montpellier, Toulouse, Bordeaux, Poitiers, Limoges, Nancy-Metz, Strasbourg, Reims
 Rentrée 2021 : Île-de-France, alignement sur le Grand-Paris.

Régionalisation de la gestion des personnels
«Les recteurs devront voir renforcer leurs compétences en matière de gestion de personnels avec la déconcentration au niveau académique de tous les actes de gestion (…)» Tout devrait être revu à l’aune de cette nouvelle gouvernance : l’affectation des enseignants, leur statut, le recrutement, la carte des circonscriptions, le statut des écoles et de leurs directeurs… Le rapport demande la poursuite de la fusion des CROUS et l’alignement des ESPé sur le nouveau territoire des académies.

Il préconise également un rapprochement des corps d’inspection des 1er et 2nd degrés, pour «une territorialisation efficace.» Quant à la prochaine étape ? Le ministère a déjà annoncé le transfert d’une partie des personnels d’orientation à la région…

Un budget global régional
Il faudrait déléguer aux recteurs de régions les emplois et les crédits de chacun des budgets qui sont gérés dans le cadre de l’enseignement scolaire. C’est la mise en place d’un «budget régional unique, réparti en fonction des besoins territoriaux» avec une fongibilité entre les budgets de la région académique afin d’éviter «les redéploiements budgétaires nationaux». Cette délégation de budget permettrait de réaliser des économies, de recourir aux contractuels en lieu et place de titulaires, d’accélérer les mutualisations de services, les
mises en réseaux d’établissements, les plans de mobilité, la remise en cause des garanties statutaires, sous prétexte de s’adapter aux besoins du territoire. Les recteurs de région deviendraient les subsidiaires de la politique d’austérité dictée par le gouvernement, sur le modèle des Agences Régionales de la Santé.

Le statut en ligne de mire
Ces mesures auraient pour conséquence une gestion locale des personnels au détriment des garanties collectives. Elles s’inscrivent dans une logique d’ensemble : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes appliquée à l’Education nationale comme dans toute la Fonction publique et le privé. C’est dans ce cadre que l’évaluation et l’individualisation des carrières, comme des salaires, prennent toute leur signification. C’est dans ce cadre que s’appliquerait «le nouveau contrat social avec les agents publics », dont l’objectif est la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires d’ici 2022 et la destruction du statut général.
Dans le même temps, le gouvernement présente un projet de révision constitutionnelle permettant aux collectivités territoriales de déroger aux lois et aux réglementations nationales : la fin de l’égalité républicaine est en marche !

Stopper cette politique de régression généralisée
La mise en oeuvre de toutes ces réformes se heurte aux statuts nationaux, véritables garanties individuelles et collectives des agents. C’est pour défendre leurs statuts que les fonctionnaires des 3 versants sont appelés à faire grève le 22 mai… comme les cheminots sont aujourd’hui en grève pour défendre le statut et le service public.
La FNEC FP-FO considère avec sa confédération que «la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève» (congrès confédéral de la cgt- FO). Elle appelle les personnels à préparer la grève le 22 mai à l’appel des fédérations de la fonction publique.

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Grève le 22 mai dans toute la Fonction Publique

Communiqué du 14/05/2018 grève le 22 mai

La FNEC FP-FO appelle les personnels de l’éducation nationale, du ministère de la Culture, de Jeunesse et Sports à la grève le 22 mai prochain aux côtés des fonctionnaires.

Fin 2017, le gouvernement a lancé le chantier « CAP 2022 ». Le « cap » fixé ? Des transferts de mission au privé ou des abandons de mission ; un plan de départ volontaire de 120 000 agents… c’est-à-dire très exactement ce qu’il cherche à faire en ce moment même avec la SNCF.

Le ministre de l’éducation nationale vient de publier un rapport annonçant d’ici 2021 l’alignement de la carte des rectorats sur les 13 grandes régions. Le recteur de région sera compétent en matière de budget et de gestion des personnels.

L’outil de ce programme destructeur ? La liquidation du statut.

Le gouvernement enjoint aux organisations syndicales de discuter de la «refonte du contrat social avec les agents publics». Ce gouvernement s’y connaît ! A coups d’ordonnances, il a dynamité le Code du travail et la hiérarchie des normes. Il veut aujourd’hui en faire autant avec le statut.

Voici les grandes lignes de ce soi-disant «contrat social» :

  • Recours accru aux contractuels, c’est à dire la fin du statut général de la fonction publique qui veut que tout emploi permanent soit occupé par un titulaire. Il s’agit d’appliquer à la Fonction publique ce que le gouvernement veut imposer aux cheminots en mettant fin d’ici 2020 à leur recrutement sous statut.
  • Rémunération au mérite, se substituant à la carrière garantie par le statut de fonctionnaire.
  • Mise en place de plans de mobilités forcées.
  • Exactement comme cela a été fait avec les ordonnances Macron, fusion en une seule instance des comités techniques et des CHSCT, pour mieux remettre en cause la place des organisations syndicales et réduire les moyens syndicaux. Les CAP, qui veillent au respect des règles statutaires, en matière d’avancement, de mutation etc. verraient leurs prérogatives remises en cause.

En avril 2018, lors d’une audience accordée à la FNEC FP FO, une conseillère du ministre Blanquer a déclaré : «On ne peut pas être enseignant pendant 40 ans !». On ne saurait mieux résumer la volonté de s’inscrire dans les orientations du «nouveau contrat social» voulu par le gouvernement.

La feuille de route du ministre est d’aller jusqu’au bout de la politique destructrice qu’il a engagée en appliquant PPCR contre le statut, en organisant le démantèlement de la formation professionnelle et de l’enseignement professionnel, en entreprenant de détruire le Baccalauréat et l’ensemble des diplômes nationaux.

L’ensemble de ces mesures signifie la fin du service public, la fin du statut.

Les revendications des cheminots en grève, celles des fonctionnaires sont les mêmes.

La FNEC FP-FO considère avec sa confédération que «la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève» (congrès confédéral de la CGT FO).

Elle appelle les personnels à préparer la grève le 22 mai à l’appel des fédérations de la Fonction publique, à se réunir dans les services, les écoles, les établissements pour affirmer les revendications, décider la grève le 22 mai  :

– Pour la préservation du statut général de la Fonction Publique garantissant un service public de qualité au service des citoyens ;
– Pour l’augmentation du pouvoir d’achat et exigence d’augmentation de 16% du point d’indice ;
– Pour l’arrêt des 120 000 suppressions de postes prévus et recrutement sous statut des contrats précaires ;
– Pour l’abrogation du jour de carence ;
– Contre le transfert de multiples missions au privé.

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Motion de l’Assemblée Générale intersyndicale des Psy-EN(EDO) et personnels administratifs des CIO et des DRONISEP des académies de Bordeaux, Limoges et Poitiers du 3 mai 2018

Le texte ici: AG personnels des CIO et DRONISEP des académies de Bordeaux Poitiers et Limoges

DERNIERE MINUTE: L’AG intersyndicale se tiendra le lundi 14 mai de 12h30 à 13h30 au Lycée Victor Louis de Talence.

Madame Isabelle BOURHIS, conseillère sociale du ministre de l’Education nationale, Monsieur Jean-Michel BLANQUER, a annoncé aux différentes organisations syndicales représentatives (SN-FO-LC,SNES-FSU, UNSA, SGEN-CFDT), l’intention du ministère de transférer les DRONISEP et leurs personnels aux Régions et de fermer purement et simplement les Centres d’Information et d’Orientation. Elle précise que les personnels des CIO (administratifs et Psy-EN (EDO)) seraient alors nommés en établissements scolaires.

Les CIO, qui dépendent du ministère de l’Education nationale, sont le seul service public d’orientation scolaire gratuit. Ils mettent à disposition des personnels qualifiés pour répondre aux demandes des usagers (jeunes et adultes, scolarisés ou non), des élèves et de leurs parents, les personnels de la communauté éducative et les partenaires interinstitutionnels.

Nous, personnels Psy-EN(EDO) et administratifs des CIO des académies de Bordeaux, Limoges et Poitiers, réunis en Assemblée Générale intersyndicale (SN-FO-LC, SNES-FSU, SE-UNSA, SGEN-CFDT, SPASEEN-FO, SNASUB-FSU, SNPTES-UNSA)exigeons contre le projet de fermeture, le maintien de tous les CIO, le maintien de tous les personnels administratifs et Psy-EN(EDO) en CIO pour assurer leur pérennité, le maintien des DRONISEP, de leurs personnels administratifs, ITARF, documentalistes et Psy-EN (EDO) à l’Education nationale.

Adoptée à l’unanimité des 122 présents.

Il a été discuté et décidé de se réunir en Assemblées générales départementales afin de rendre compte de notre AG à tous les collègues et envisager les interventions communes sur le terrain, interventions auprès des élus, des parents, des enseignants, des chefs d’établissements, de la presse, la mise à signature des pétitions qui circulent, etc… et de commencer à discuter de la préparation d’une manifestation de tous les personnels des CIO et DRONISEP au ministère.

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Journée de grève du 22 mai 2018

Préavis de grève unitaire 2018 05 22 preavis greve unitaire premier ministre

Communiqué de l’Union interfédérale des agents de la Fonction Publique FO 2018-04-19 COMMUNIQUE UIAFP-FO

Défendre les services publics…défendre notre modèle social ! C’est maintenant !

Au moment où toutes les fédérations de cheminots entament leur 7ème et 8ème journée de grève pour la défense de leur Statut et du service public ferroviaire, FO Fonction publique, en tant qu’Union des fédérations de fonctionnaires et agents publics des 3 versants (Etat, Territorial et Hospitalier), tient à réexprimer son opposition totale aux projets et contre-réformes du Gouvernement.

Sur le plan de la rémunération, FO Fonction publique rappelle que les agents publics ont subi une perte de 16% de leur pouvoir d’achat depuis 2000. Le gel de la valeur du point d’indice (donc des salaires) en 2018 semble également se profiler pour 2019 ce qui va ajouter à la paupérisation des agents publics, sans compter la réinstauration du jour de carence en cas d’arrêt maladie et la hausse de la CSG dont la compensation n’est pas pérenne.

Face à la volonté du Gouvernement de « refonder le contrat social avec les agents publics » avec 4 chantiers qui sont, sans ambiguïté, une remise en cause de l’emploi statutaire, du principe de carrière et de la séparation du grade et de l’emploi, FO Fonction publique réitère son attachement au Statut général des fonctionnaires, à ses valeurs de neutralité, d’égalité, de laïcité et s’opposera par tous les moyens à sa remise en cause. Nous affirmons clairement que ce n’est pas en développant la contractualisation de l’emploi public, facteur de précarité, que l’on améliorera le service rendu à l’usager et l’égalité de traitement.

FO Fonction publique constate que le modèle social basé sur des services publics républicains est remis en cause dans tous les secteurs concernés. L’actualité fait du conflit des cheminots, la pointe visible de la contestation avec la mobilisation à Air France mais elle s’étend aussi dans les secteurs suivants :
–  Les collectivités territoriales, services de nettoiement, les ATSEM
– L’énergie avec la volonté de privatiser les 250 barrages hydroélectriques les plus rentables de France,
– Les finances publiques contre les restructurations, suppressions d’emplois et abandon de missions programmées ;
– Les hôpitaux, les Ephad….
La liste est longue et l’ensemble de la Fonction publique sera en grève et en manifestations le 22 mai prochain.

Dans le même temps, nous constatons une fermeté et même un durcissement des employeurs publics ou privés qui, en ne voulant pas entendre les revendications des organisations syndicales, engagent celles-ci à multiplier les journées de grèves secteur par secteur.

FO fonction publique a tenté, tout au long des dernières intersyndicales fonction publique, d’inscrire son action dans le cadre de la Défense des services publics et de notre modèle social en posant clairement la question de l’unité des luttes avec les autres services publics en grève et notamment les cheminots.

Force est de constater que nous n’avons pas été entendu, la majorité des organisations syndicales représentatives de fonctionnaires privilégiant une journée de grève dédiée à la Fonction publique.

Tout en soutenant pleinement l’ensemble des mouvements en cours et en rappelant leur légitimité, FO Fonction publique s’inscrira dans le mandat qui sera confié au Bureau Confédéral par le Congrès confédéral de Force Ouvrière du 23 au 27 avril.
Paris, le 19 avril 2018

Retrouvez ici l’affiche en pdf à imprimer et coller sur le panneau syndical: 01 Affiche SNFOLC

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