Accès à la hors classe: une pétition à signer

Voici la pétition à faire signer et à nous renvoyer: 04 Petition HorsClasse SNFOLC

Mode d’emploi pour visualiser les avis à la hors classe: 05 Mode emploi Avis HC sur I-Prof

Accès à la hors classe : stop à l’arbitraire !

Les certifiés, agrégés, CPE, P.EPS, PsyEN-EDO, qui sont au 11ème échelon de la classe normale pensaient légitimement pouvoir accéder à la hors classe. Or cette année, avec PPCR, les notes pédagogiques et administratives ne comptent plus.

Les personnels découvrent les avis émis par leur chef d’établissement et leur inspecteur («très satisfaisant », « satisfaisant », « à consolider ») sans aucune explication ni motivation de cet avis.

Dorénavant, seule l’opposition à la promotion (toujours possible dans le cadre de PPCR) doit être motivée par l’évaluateur. Les avis émis ne sont pas corrélés aux notes administratives ou pédagogiques acquises avant PPCR.

Des critères opaques, arbitraires, sont mis en place.
Des avis « Très favorable » en 2017 deviennent « Satisfaisant » en 2018, des avis «favorable» deviennent « A consolider ». Sans barème chiffré, sans critère objectif, personne ne peut s’y retrouver.

Chaque évaluateur ne peut émettre que 20% d’avis « Très satisfaisant », ce sont donc 80% des agents qui reçoivent au mieux « Satisfaisant ». Et pourtant, c’est sur la base de ces avis que l’appréciation rectorale sera formulée, et conservée définitivement jusqu’à la fin du
11ème échelon.

Ce qui se passe pour la hors classe confirme ce qui s’est passé pour les promotions à la classe exceptionnelle.

PPCR c’est :
– la concurrence institutionnalisée entre les collègues,
– l’arbitraire érigé en règle contre le droit à une carrière complète permettant à tout personnel d’accéder à l’indice terminal de son corps.

PPCR apparaît pour ce qu’il est : un outil pour individualiser et allonger la carrière.
Force Ouvrière s’est opposée à PPCR, qui a été validé par la FSU, la CFDT et l’UNSA.
Pour Force Ouvrière, PPCR est une régression qu’il faut combattre ! Avec la FNEC FP-FO, le SNFOLC revendique :
► Un ratio promus/promouvables qui permette une augmentation significative du nombre de promus dans tous les corps !
► Le retour à la notation chiffrée, encadrée par des grilles nationales ;
► Un barème fondé sur des critères objectifs (note, échelon,…) ;
► L’accès automatique à la hors classe dès trois ans dans le 11ème échelon ;
► Abandon de la réforme PPCR, source d’arbitraire et de division entre les personnels.

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Bilan des mutations

Les Formations Paritaires Mixtes Académiques sont terminées et les résultats des mutations sont tombés.

Vous trouverez ci-dessous notre déclaration faite au Recteur lors de l’ouverture des FPMA. Pour tout vous dire, nous avons été approchés par d’autres Organisations Syndicales afin de faire une déclaration unique, c’est-à-dire une et une seule déclaration pour toutes les OS afin de défendre le paritarisme. Or à la lecture du projet, cela nous a semblé très léger. Effectivement la défense du paritarisme est importante mais on ne peut pas non plus réduire toutes les attaques que nous subissons  à la seule défense du paritarisme. Nous avons donc décidé de dire que nous étions d’accord pour faire une déclaration commune mais qu’en plus nous souhaitions faire notre propre déclaration, avec nos revendications. Malheureusement cette idée n’a pas été retenue.

Donc chaque Organisation Syndicale a fait sa propre déclaration et chacune a défendu le paritarisme. Pour notre part la défense des collègues passe par :

  • la défense du paritarisme mis à mal par le Parcours Professionnel des Carrières et Rémunérations (PPCR, que FO n’a pas signé) ;
  • la défense du pouvoir d’achat puisque l’on nous annonce encore le gel du point d’indice pour 2019 ;
  • la défense du statut de fonctionnaires ;
  • la défense des statuts particuliers des enseignants mis à mal par le décret Peillon-Hamon ;
  • la défense des PsYEN(EDO) anciens CO-PSY dont le statut n’est plus un statut dérogatoire calé sur celui des personnels enseignants (leur ancien statut les protégeait);
  • la défense des CPE qui après les PsyEN sont menacés d’externalisation ;
  • la défense des contractuels, en demandant par exemple leur titularisation afin de les protéger face à la recrudescence des licenciements des CDI ou de la non reconduction des CDD ;
  • la défense des stagiaires, à qui l’institution demande l’impossible ;
  • la défense des conditions de travail de tous les  personnels en demandant par exemple la création des postes nécessaires pour le bon fonctionnement des établissements ;
  • la défense de l’Education Nationale mise à mal par la refondation de l’école dont par exemple la réforme des collèges est issue ;
  • la défense des diplômes nationaux mis à mal par la réforme des lycées, avec un bac de moins en moins national ;
  • la défense des futurs étudiants, qui devraient pouvoir s’inscrire dans la faculté de leur choix après l’obtention du baccalauréat, le tout mis à mal par Parcousup et la loi Orientation et Réussite des élèves ;
  • la défense des élèves et futurs salariés ;
  • la défense des CIO et DRONISEP, service public d’orientation gratuit et neutre ;
  • la défense des retraites
  • la défense de la Sécurité Sociale

Nous demandons l’abrogation de toutes ces contres-réformes. « Face à cette situation et à des décisions régressives qui s’opposent aux demandes légitimes des travailleurs et de la jeunesse, l’heure est à la défense des valeurs essentielles comme notre modèle social. » Le combat ne fait que commencer et il faudra se mobiliser à la rentrée.

Dernier point, lors des FPMA, nous avons appris que le Recteur avait décidé de rattacher tous les nouveaux TZR à des collèges à cause du dispositif « devoirs faits ». Nous avons donc posé la question suivante : est-ce que tous les TZR sans poste et en sous services ont l’obligation de participer aux « devoirs faits »? la réponse est oui. Nous avons alors demandé si cela entrait dans le cadre des missions liées à notre nouveau statut (décret Hamon-Peillon du 20 août 2014 que FO n’a pas signé). La réponse est également oui. Cela signifie que ces TZR en sous-service ou sans poste qui n’habitent pas forcément à côté de leur établissement de rattachement ont l’obligation de faire « devoirs faits » après 17 h. A quand l’obligation pour les collègues en poste fixe en collège? Encore merci le décret Peillon-Hamon !

Il nous faut donc résister, revendiquer, reconquérir.

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Rôle des professeurs principaux: un alourdissement considérable et inacceptable!

Communiqué du SNFOLC du 30 juin 03 Communiqué SNFOLC professeurs principaux 200618

Pour aller plus loin, le projet en question 02 Projet Circulaire relative au rôle du professeur principal 24-04-2018 A…

Le 19 juin, le ministre a présenté aux organisations syndicales un projet de circulaire sur le rôle du professeur principal de collège et de lycée, pour une application dès la rentrée 2018. Pour le ministre, il y a urgence à transformer le professeur principal en tout autre chose, pour appliquer les contre-réformes.

Le professeur principal, une nouvelle hiérarchie intermédiaire
« C’est une lourde charge » ont dû reconnaitre les représentants du ministre, interrogés par le SNFOLC sur le temps de travail des professeurs principaux. Et pour cause. Le professeur principal « anime l’équipe pédagogique de la classe », il « assure la coordination pédagogique entre les différents enseignements », il « fait le lien avec tous les personnels qui suivent l’élève », il « coordonne les enseignements qui concernent la classe » y compris en proposant aux enseignants des temps de concertation. C’est le basculement du professeur principal vers un rôle de hiérarchie intermédiaire qui, au nom de « l’implication dans la vie de l’établissement » devrait participer au conseil pédagogique.

Le transfert de charges du CPE, du PsyEN… vers le professeur principal est évident dans les plus de 30 missions (!) qui lui sont assignées : le PP organise des échanges avec les familles, communique régulièrement le bilan des acquis aux familles, coordonne au collège le renseignement des différents bilans du livret scolaire y compris les items sur l’investissement de l’élève et sa participation à la vie du lycée (!). Il anime les heures de vie de classe : interrogé par le SNFOLC, le ministère ne dément pas que ces heures pourraient ne pas être rémunérées en plus de l’ISOE.

Le professeur principal en charge de l’orientation en lien avec les Régions
Le projet de circulaire prévoit que le PP assure la coordination des actions d’information et d’accompagnement de l’élève, les met en oeuvre y compris les actions organisées par les Régions « désormais chargées de l’information sur les formations et les métiers ». De fait, cela s’inscrit dans le projet de loi « sur la liberté de choisir son avenir professionnel » contre lequel se mobilisent les PsyEN-EDO avec leurs organisations syndicales (transfert des DRONISEP aux Régions, fermeture des CIO, affectation des PsyEN dans les établissements…). Le rôle des PsyEN est complètement occulté, ce que FO a dénoncé. Au lycée en particulier, il revient au PP de suivre « les actions et les partenariats » mis en oeuvre dans l’accompagnement des élèves à l’orientation – les 54 heures annuelles prévues par la réforme Blanquer du lycée.

Les professeurs principaux sous le régime des 1607 heures annuelles
Sans le citer, le ministre applique jusqu’au bout pour les professeurs principaux le décret Hamon du 20 août 2014 sur les obligations réglementaires de service des enseignants qui prévoit des « missions liées » – donc en dehors du temps de classe, et non rémunérées – telles que « l’aide et le suivi du travail personnel des élèves, leur évaluation, le conseil aux élèves dans le choix de leur projet d’orientation en collaboration avec les personnels d’éducation et d’orientation, les relations avec les parents d’élèves, le travail au sein d’équipes pédagogiques constituées d’enseignants ayant en charge les mêmes classes ou groupes d’élèves ou exerçant dans le même champ disciplinaire. Dans ce cadre, ils peuvent être appelés à travailler en équipe pluriprofessionnelle associant les personnels de santé, sociaux, d’orientation et d’éducation. » (décret Hamon de 2014). Seul le SNFOLC a interpelé les représentants du ministre, en cohérence avec le vote contre de Force Ouvrière au Comité technique ministériel du 27 mars 2014 (Pour : CFDT, UNSA ; Abstention : SNES, SNEP, SNUIPP). C’est ce même décret qui place les enseignants dans le cadre des 1607 heures annuelles : missions démultipliées, temps de travail explosé.

Le professeur principal sous la pression des nouvelles « compétences » exigées
Pour le ministre, la circulaire de 1993 sur le rôle des professeurs principaux est obsolète. Et pour cause, le professeur principal comme tous les enseignants doit répondre aux nouvelles « compétences attendues d’un professeur de l’éducation nationale. Effectuer un suivi de l’élève, coopérer au sein d’une équipe, contribuer à l’action éducative, collaborer avec les parents d’élèves et les partenaires de l’établissement (…) ». C’est la traduction de la nouvelle évaluation-PPCR à laquelle sont soumis les personnels enseignants, d’éducation et d’orientation… Là encore, seul le SNFOLC a rappelé son opposition à l’arbitraire de PPCR – dont elle exige l’abandon – et à la nouvelle évaluation des personnels.

Le professeur principal, acteur de la mise en oeuvre des contre-réformes
Le SNFOLC a été la seule organisation syndicale à exprimer l’exigence du retrait du projet de circulaire sur le rôle des professeurs principaux. Pour le ministre, le professeur principal devrait donc mettre en oeuvre Parcoursup, la loi Orientation et réussite des étudiants qui – alors que les épreuves du baccalauréat sont en cours – écarte des centaines de milliers de lycéens de l’accès à l’université et à la filière de leur choix. Les missions du professeur principal doivent être compatibles avec les contre-réformes du collège, du lycée et du baccalauréat. Pour le SNFOLC, une seule position s’impose : l’abrogation des contre-réformes, la satisfaction des revendications des personnels.

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Hors classe, dernier point sur la situation

Nous vous avions envoyé un mail pour vous dire que vous pouviez voir les avis de votre chef d’établissement mais aussi celui de votre inspecteur et … les avis ont depuis disparu.
Nous avons interrogé le rectorat à ce propos. Il nous a répondu que c’était une erreur et que ces avis n’auraient pas dû être consultables… Ils le seront de nouveau 2 à 3 semaines avant la CAPA, qui se déroulera le 10 juillet (3 juillet pour les PEPS).
Si vous trouvez que vos avis ont été dégradés par rapport à l’année dernière, prévenez-nous afin que nous défendions votre dossier en CAPA. Vous pouvee aussi les contester en envoyant un mail à votre DPE. Il faut, d’après ce que dit le rectorat – mais ce n’est écrit sur aucune circulaire – envoyer un mail à l’adresse ce.dpe@ac-bordeaux.fr, en précisant votre discipline, sans oublier d’avertir votre chef d’établissement.
Dernier point, nous ne connaissons toujours pas le pourcentage de promus, le ministère n’a toujours pas sorti le chiffre, mais d’après ce qui s’est passé dans les autres académies nous devrions, nous mettons cela au conditionnel, avoir le même nombre de promus que l’année dernière.
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STATUT ET DROITS DES CPE EN DANGER !

Acte I : Le statut des CPE dérogatoire dans le cadre de l’Education nationale depuis 48 ans
Le décret n°70-738 du 12 août 1970 définissant le statut particulier des CPE les inscrit dans le cadre dérogatoire de l’Education nationale. Cela s’inscrit dans le décret n°53-458 du 16 mai 1953 qui place les corps de fonctionnaires de l’enseignement du Ministère de l’éducation nationale dans un cadre dérogatoire à la Fonction publique.

Acte II : De haute lutte, les CPE ont conquis, en 1982, un service hebdomadaire.
C’est la circulaire n°82-482 du 28 octobre 1982 qui a établi 39h de service hebdomadaire, couvrant « l’ensemble des activités que le conseiller d’éducation ou le conseiller principal d’éducation est amené à exercer dans le cadre de sa mission ».

Acte III : Les CPE obtiennent les 35 heures hebdomadaires
Le décret Sapin du 25 août 2000 annualisait le temps de travail des fonctionnaires d’Etat en imposant 1607h. Dans le cadre commun de la Fonction publique d’Etat, les CPE auraient dû alors effectuer 40h40 sur 39 semaines. Ils se sont mobilisés avec leurs organisations syndicales dont FO pour faire valoir qu’ils étaient personnels de l’Education nationale. Ils ont obtenu 35h hebdomadaires en présentiel. La circulaire du 12 septembre 2002 maintient la spécificité des CPE, personnels de l’Education nationale.

Acte IV : Loi de refondation Peillon 2013 : inflation des tâches et temps de travail illimité
Au motif qu’une partie des tâches réalisées par les personnels n’était pas reconnues, toutes les organisations syndicales, à l’exception de FO, ont demandé, pour tous les personnels, une redéfinition des missions et du temps de travail. Saisissant ce prétexte, le ministre Peillon a mis en place des groupes de travail métiers en 2013. Cela a abouti, pour les CPE, à la circulaire du 10 août 2015 qui loin de limiter leur temps de travail hebdomadaire consacre, en réalité, leur polyvalence (conseil auprès du chef d’établissement, orientation…).

Ce que FO n’a cessé de réclamer dans ces groupes de travail, comme le demandaient les personnels, c’est d’institutionnaliser les 35h par semaine et de créer des postes.

Acte V : Le décret Hamon : les missions élargies des enseignants
Dans le même temps et le même esprit, le décret du 20 août 2014, auquel seul FO s’est opposé, instaure les missions dites « liées » qui incluent les relations avec les parents d’élèves, l’orientation… Avec Parcoursup, le professeur principal est amené à faire le travail du Psyen-EDO. A quand, avec Pronote, le suivi de l’assiduité des élèves ? A quand, le suivi global en lien avec les parents comme le font les enseignants dans le reste de l’Europe ? Pour FO, il n’en est pas question, l’exception française du CPE doit demeurer.

Acte VI : Les CPE sortiraient du cadre dérogatoire de l’Education nationale qui définit un service hebdomadaire sur 36 semaines ?
Lors du CTM du 16 mai, le ministère estime que les CPE ne constituent plus un corps dérogatoire de l’Education nationale au statut général de la Fonction publique d’Etat. FO s’y est opposée.

Que deviendrait alors la circulaire du 12 septembre 2002 qui définit un service hebdomadaire dérogatoire au décret Sapin ? Que deviendrait le statut particulier des CPE ? Quel serait le temps de présence dans l’établissement ? 40h40, pour conserver les vacances scolaires ? Que deviendrait le taux de passage à la hors-classe ? Le droit à la mutation ?

FO alerte : les PSYEN-EDO ont été sortis du cadre dérogatoire de l’Education nationale. Ils sont menacés d’être transférés aux régions et les CIO fermeraient. Et maintenant, ce serait au tour des CPE de sortir du cadre ?

Le SNFOLC exige :
-maintien du corps des CPE dans le cadre dérogatoire de l’Education nationale,
-augmentation du nombre de postes de CPE aux concours,
-retrait de la circulaire missions des CPE du 10 août 2015 qui ouvre la voie à un allongement du temps de travail, à un alourdissement des missions des CPE, à une définition de leur temps de travail d’un établissement à l’autre,
-35 heures par semaine, toutes activités comprises.

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Accès à la hors classe – PPCR L’arbitraire érigé en règle contre les droits collectifs

La FNEC FP‐FO avec la FGF‐FO dénonce, depuis le début, les effets dévastateurs de PPCR sur les rémunérations, les carrières et l’indépendance professionnelle des enseignants vis‐à‐vis de la hiérarchie. C’est la raison pour laquelle FO, contrairement à la FSU, à l’UNSA et à la CFDT n’a d’ailleurs pas signé ce protocole.

Alors que le ministre a tenté d’accréditer l’idée que «la carrière des agents a désormais vocation à se dérouler sur au moins deux grades», une tout autre réalité se fait jour.

L’appréciation de la hiérarchie pour la hors classe : l’arbitraire contre le droit à la carrière
Dans tous les départements, dans toutes les académies, la même situation se reproduit : les enseignants promouvables découvrent des appréciations arbitraires et souvent injustifiées. Des collègues non inspectés depuis des années, d’autres au contraire bénéficiant d’une bonne note pédagogique découvrent sans aucune explication qu’ils se sont vu attribuer un «satisfaisant» voire un «à consolider», qui leur interdisent l’accès à la hors classe. D’autres, ayant un avis «très satisfaisant» de leur IEN ou de leur IA‐IPR obtiennent une appréciation inférieure par le DASEN ou le recteur… Certains peuvent même être écartés de la liste des promouvables si le DASEN ou le recteur le décide.

De plus les CAP sont convoquées alors que le taux de passage à la hors classe pour les différents corps ne sont toujours pas publiés. Comme l’éligibilité à la promotion a été reportée du 7ème échelon au 9ème avec deux ans d’ancienneté, les ratios devraient être au moins égal à 15 %. pour respecter l’engagement ministériel d’un nombre de PE promus à la hors classe augmentant jusqu’en 2020, et un maintien du nombre des personnels accédant au deuxième grade dans les autres corps.

Un précédent que personne ne peut ignorer !
Rappelons que le remplacement en 2005 de la note chiffrée par l’évaluation pour les personnels administratifs a engendré une gestion individualisée de l’ensemble des carrières en quelques années. Présenté comme un moment d’échange le système a rapidement incité à l’autocritique et à trouver soi‐même les solutions pour “s’améliorer” dédouanant l’administration de ses responsabilités inscrites dans le statut.

Un enjeu pour toute la carrière et la retraite des enseignants
Ces éléments sont d’autant plus inacceptables que les notes de service précisent que : «[…] l’appréciation qui sera portée cette année conformément aux orientations précitées sera conservée pour les campagnes de promotion ultérieures», ce qui signifie qu’une appréciation insuffisante ralentit l’accès à la hors classe de plusieurs années et peut même en interdire l’accès jusqu’au départ à la retraite. Ce qui a un impact considérable sur le montant de la pension de retraite.

Le droit à consulter et contester son appréciation doit être respecté
La note de service du 19 février 2018 donne pour consignes aux recteurs et aux DASEN : «Vous ferez en sorte que chaque enseignant promouvable puisse effectivement prendre connaissance de l’avis émis sur son dossier par l’inspecteur compétent dans un délai raisonnable avant la tenue de la commission administrative paritaire départementale.»

Dans les faits les personnels sont placés dans l’impossibilité de contester l’appréciation portée par leur hiérarchie parce que les délais de quelques jours pour en prendre connaissance ne le permettent pas ou que l’appréciation ne leur a pas été communiquée.

La possibilité de contester et d’effectuer un recours concernant l’avis du supérieur hiérarchique est un droit, a fortiori compte tenu des conditions totalement arbitraires d’évaluation et du caractère définitif de celle‐ci, qui impactera l’ensemble de la carrière et de la retraite.

FO défendra tous les collègues lésés
La FNEC FP‐FO invite les personnels concernés à rédiger des demandes de révision de l’appréciation avant la tenue des CAP, des recours après la CAP et à transmettre toutes leurs demandes à leur syndicat.

La FNEC FP‐FO revendique :
Un ratio promus/promouvables qui permette une augmentation significative du nombre de promus dans tous les corps !
 Un barème fondé essentiellement sur l’Ancienneté Générale des Services ; le retour à la notation chiffrée, encadrée par des grilles nationales, prenant en compte l’avancement dans la carrière, seul dispositif qui permette à tous les personnels d’accéder à la Hors classe.
 Abandon de la réforme PPCR, source d’arbitraire et de division entre les personnels !

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PsyEN-EDO Toujours déterminés, ils n’acceptent pas

Le 5 juin, plus de 500 PsyEN-EDO, administratifs, professeurs, se sont réunis. Ils dénoncent le passage des DRONISEP et ses 300 fonctionnaires aux Régions comme le prévoit le projet de loi sur « la liberté de choisir son avenir professionnel » dont FO exige le retrait, la fermeture des CIO, l’affectation des 3700 PsyEN-EDO en établissement. Pour le SNFOLC, ils ont raison : ils veulent conserver leur lieu de travail spécifique qui leur garantit leur indépendance, leurs missions dans l’Education nationale. Ce premier plan social prévu par le ministre Blanquer conformément aux orientations du ministre de la Fonction publique de supprimer 120 000 fonctionnaires, dont 50 000 dans la Fonction publique de l’Etat, illustre la volonté du gouvernement de céder pans par pans des morceaux entiers de service public aux Régions et aux entreprises privées – comme pour les cheminots.

Plus d’un tiers des PsyEN-EDO, avec les personnels des CIO, a manifesté à Paris en direction du ministère de l’Education nationale. Les organisations syndicales de l’intersyndicale nationale (SNFOLC, SNES-FSU, SE-UNSA, CGT Educ’action, SUD, SNPTES, SGEN CFDT) ont été reçues par le cabinet du ministre. Le ministère confirme le passage des DRONISEP aux Régions, que des CIO vont fermer, que le partenariat avec les Régions se met en place, qu’il serait possible de nommer des PsyEN en établissement voire même de transférer des CIO dans les établissements.

Le ministère confirme, pour le SNFOLC, la mise en place de l’agenda social annoncé par M.Blanquer au Comité technique ministériel du 16 mai sur les nouvelles missions pour l’ensemble des personnels – le cabinet affirmant : « il faut réfléchir à un partenariat PsyEN-EDO et professeurs pour Parcoursup notamment, qui va faire l’objet d’un travail dans les académies et les régions académiques. » Tout est dit : agenda social pour détruire les droits, réforme territoriale avec treize Régions avec des droits différents de Région en Région et des recrutements locaux… et tout cela accompagné d’une « politique RH de proximité ».

Aucune garantie n’a donc été donnée à l’ensemble des personnels et aux organisations syndicales. Ce ne sont pas les propos tenus par les représentants du ministre au Conseil supérieur de l’éducation le 15 mai qui rassureront les personnels : « pour le moment le projet ne revient pas sur le principe d’au moins un CIO par département. » Ce que veulent les personnels, c’est pouvoir exercer leurs missions en toute sérénité, dans un lieu de travail spécifique où ils peuvent recevoir tous les publics. Les PsyEN-EDO sont sollicités sans relâche depuis le 22 mai, confrontés aux parents d’élèves, aux centaines de milliers de lycéens qui n’ont pas de place dans la filière universitaire et l’université de leur choix, conséquence du tri social de Parcoursup – massivement rejeté. Et dans le même temps, ils doivent se battre pour conserver leur statut de fonctionnaire d’Etat. Inacceptable !

Le SNFOLC appelle à multiplier les assemblées générales dans les collèges et lycées de tous les personnels pour prendre position sur les revendications. Elle soutient les initiatives décidées par les assemblées générales pour combattre les plans du gouvernement.         

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Rentrée scolaire 2018 : la pénurie organisée

Le communiqué en pdf 06 Communiqué snfolc rentrée 2018 du 24 mai 2018

Les derniers résultats d’admissibilité du CAPES externe session 2018 ont été publiés le 18 mai. Pour certaines disciplines, comme les lettres classiques et l’allemand, le nombre d’admissibles est déjà inférieur au nombre de postes offerts aux concours. Autrement dit, avant même les résultats d’admission, tous les postes aux concours ne seront pas pourvus. Pour d’autres disciplines, le nombre d’admissibles est supérieur au nombre de postes, mais pourrait lui être inférieur au moment de la publication des résultats d’admission. Globalement ce sont plusieurs centaines de postes qui ne seront pas pourvus à la rentrée.

Lettres classiques : la certification contre le concours
Le recrutement par concours est diminué chaque année en lettres classiques. 183 postes à la rentrée 2018, au lieu de 230 à la rentrée 2017. En même temps le 22 mars, le ministre publie au Bulletin Officiel une note de service permettant la création d’une certification complémentaire pour l’enseignement des Langues et cultures de l’Antiquité (LCA). Dans les établissements où il n’existe pas de professeur de lettres classiques, un autre professeur de lettres modernes, histoire-géographie, langues vivantes, philosophie – détenteur de la certification – pourrait assurer l’enseignement de LCA.

« Crise du recrutement » ?
A en croire la « petite musique » ambiante, le métier d’enseignant lui-même ne serait plus attractif. Les contre-réformes, les conditions de travail dégradées, les affectations sur au moins deux établissements, le gel du point d’indice – un lauréat du CAPES au 1er échelon perçoit 1438,97 euros net – les effectifs par classe en hausse dans les lycées et collèges, la diminution des horaires disciplinaires, la mastérisation… ne seraient pas responsables.

Et le gouvernement persiste et signe : après la désastreuse réforme du collège, voici la réforme du baccalauréat et du lycée, la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, le recours accru au recrutement sous contrat alors que le second degré de l’Education Nationale compte déjà 33.390 contractuels enseignants [Bilan social du Ministère de l’Education nationale, 2016-2017, page 39].

146.000 élèves supplémentaires d’ici 2021
Et quand en 2018 le ministre décide de supprimer 2150 postes aux concours externes du second degré par rapport à 2017, il faudrait y voir une mesure incitative pour passer les concours ? Cette année, 18% de postes en moins en mathématiques, -19% en lettres modernes, -20% en histoire-géographie, etc. Le recrutement de professeurs n’est pas en crise : il est miné par les contre-réformes. Le ministère affirme lui-même que 26.000 élèves supplémentaires sont attendus dans le second degré à la rentrée 2018, et 120.000 élèves supplémentaires en 2019-2021.

Toutes les conditions sont réunies pour une rentrée explosive, dont le gouvernement porte la responsabilité en ne répondant pas aux revendications des personnels qui, à nouveau le 22 mai, ont exigé la défense du statut, l’augmentation de la valeur du point d’indice, la création de postes pour diminuer les effectifs par classe.

Le SNFOLC soutient toutes les initiatives des personnels, avec leurs organisations syndicales, pour obtenir satisfaction sur leurs revendications :
► Abrogation de toutes les contre-réformes (collège, baccalauréat, lycée…).
► Création des heures, des classes, des dédoublements et des postes nécessaires !

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Document de 4 pages sur la réforme du lycée

Le document ici: BAC mai 2018-lycée 4p

 

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Retrait de Parcoursup!

Communiqué du 29 mai 2018 du SNFOLC concernant Parcoursup communiqué snfolc parcoursup 29 mai 2018

Chaque bachelier doit pouvoir accéder à l’université à la formation de son choix

Aujourd’hui à quelques jours des épreuves du bac, près de 286 000 élèves de terminale sont « en attente » ou n’ont reçu aucune proposition. Sur les 526 000 restants, plus de 351 000 ont reçu une réponse qui ne correspond pas à la formation de leur choix. Ils sont plus de 13 000 à avoir quitté la plateforme « Parcoursup ».

La situation faite aux lycéens de terminale qui se préparent à passer les épreuves du Bac est inacceptable.

La remise en cause du bac comme premier grade universitaire, donc du droit pour chaque bachelier, parce qu’il est bachelier, à accéder à la formation de son choix, est inacceptable.

Le SNFOLC appelle les personnels à se réunir pour prendre position et exiger des ministres de l’EN et de l’ESR le retrait de Parcoursup, le respect du droit de chaque bachelier à accéder à la formation universitaire de son choix.

Il soutient les lycéens qui se mobilisent pour défendre leur avenir, leur droit aux études, leur droit à accéder à l’université dans la formation de leur choix.

Il condamne fermement la répression dont des jeunes ont été la cible au lycée Arago.

Il appelle les personnels à faire connaître leurs prises de position aux lycéens, aux parents.

Lundi soir, le SNFOLC a été informée de l’initiative des organisations lycéennes de se rassembler devant les rectorats le mercredi 30 mai à partir de 11h pour faire valoir leurs exigences : nous serons à leurs côtés !

Il appelle à participer avec les lycéens aux rassemblements organisés ce mercredi devant les rectorats pour exiger :
Retrait de Parcoursup!
Une place pour chaque lycéen à l’université dans la formation de son choix!

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