Déclaration de la FNEC au CTSD 33

Déclaration du CTSD 33 31-01-2019 V4

Monsieur Le Directeur des Services De l’Education Nationale,
Mesdames & Messieurs les membres du Comité Technique Spécial Départemental.

Tout d’abord, permettez-nous, Monsieur L’Inspecteur d’Académie, au nom de tous les militants de la FNEC-FP-FO, de vous souhaiter une bonne année 2019. Nos voeux s’adressent également à tous les personnels de la DSDEN 33.

Les personnels de l’Education Nationale en poste en Gironde, par leur vote aux dernières élections professionnelles, ont permis que notre organisation, la FNEC-FP-FO, garde ses deux représentants au CTSD.
Nous tenons à remercier tous les militants, adhérents, sympathisants et électeurs qui ont porté leur voix sur les listes FO. Par ce vote, le personnel de l’Education Nationale plébiscite un syndicat libre et indépendant dont le seul objet est la défense des intérêts particuliers et moraux des agents de la Fonction publique. Par ce vote, ils soutiennent un syndicat qui refuse la cogestion et la co-construction des réformes. Par ce vote, ils rappellent que le protocole PPCR (Parcours Professionnels, Carrières et Rémunérations) est une véritable machine à faire des économies, en conformité avec les objectifs de diminution de la dette publique.

L’austérité se fait de plus en plus sentir. Pour la dénoncer, Le 5 février une manifestation interprofessionnelle aura lieu dans le pays et notre confédération Force Ouvrière sera dans
le cortège. Le 7 février, la fédération de fonctionnaires Force Ouvrière organise une manifestation nationale à Paris. Les personnels de l’Education Nationale n’en peuvent plus!
Voici ce qu’ils demandent :
– Augmentation du point d’indice, qui est le seul moyen d’augmenter les salaires
– Préservation des services publics et des statuts des personnels. Ainsi il faut des moyens pour travailler dans des conditions décentes. Nous ne voulons pas de la contractualisation des personnels au profit des emplois statutaires.
– Retrait des contre réformes subies dans l’Éducation nationale depuis la loi de la refondation de l’école, le décret Hamon sur les obligations de service des enseignants jusqu’à la réforme du lycée et la fusion des académies.
– Maintien de l’ensemble des régimes de retraite existant et refus de tout système universel par points.
Cette liste de revendications est non exhaustive.

Venons-en à l’ordre du jour et à la répartition de la DGH dans le 2nd degré.
Il faut noter le nombre d’ETP insuffisant pour notre département car nous avons eu 26 ETP supplémentaires en heures supplémentaires, c’est-à-dire un poste pour 86 élèves. Que dire face à ces chiffres, à part que cela va encore dégrader les conditions de travail de l’ensemble des personnels ?

Commençons par les collèges, où les effectifs augmentent à hauteur de 1612 élèves pour 984 h de plus. Cela signifie un h/e de 0,6 qui fait évidemment baisser le h/e de l’ensemble des établissements. Cela signifie donc que les classes seront encore plus chargées alors que l’une des premières revendications des collègues est d’avoir moins d’élèves par classe. Nous reviendrons plus tard sur l’augmentation des heures supplémentaires.

Un autre point à souligner est le dispositif « devoirs faits ». Pourquoi demander aux établissements de sanctuariser des moyens pour le dispositif « devoirs faits » sur la marge, au détriment des groupes à effectif réduit et des projets ? Cela ne fait que diminuer les moyens donnés à l’enseignement et dégrader un peu plus nos conditions de travail. Pouvez-vous nous donner le mode de calcul des heures à réserver pour « devoirs faits » ? Allez-vous toujours donner à la même hauteur une enveloppe aux établissements pour ce dispositif ? Cela ressemble bien à une mesure d’économie puisque vous n’avez pas eu assez de moyens pour abonder correctement les DGH. De plus certains établissements n’ont plus les moyens dès février de payer les collègues assurant le dispositif devoirs faits. Avez-vous une enveloppe supplémentaire pour que les heures de fin d’année soient rémunérées?

Concernant les lycées de l’enseignement général et technologique, nous sommes très inquiets. En effet la réforme du lycée, dont les dégâts seront amplifiés par l’augmentation des heures supplémentaires, est en train de tout changer dans certains établissements. Lors de conseils pédagogiques nous voyons déjà que certains postes risquent d’être supprimés. En effet cette réforme n’est qu’une mesure de plus d’austérité qui permet de faire des économies, la preuve est qu’avec 218 élèves de plus l’ensemble des établissements perdent 30 heures.
C’est une des raisons pour lesquelles FO demande le retrait de cette réforme ainsi que la non augmentation des heures supplémentaires.
De plus, Monsieur Le DASEN, comment allez-vous financer notamment toutes les options qui figurent à la carte arrêtée lors du Comité Technique Académique du 21 décembre dernier et publiée sur le site du Rectorat de Bordeaux ? Cela semble impossible à la vue des premiers conseils pédagogiques qui se sont déroulés. Certains chefs d’établissements, comme au lycée Eiffel de Bordeaux, disent même ne pas ouvrir une spécialité au motif de garder la coloration de leur établissement, alors que la réalité est que les moyens manquent pour tout ouvrir ! La situation en lycée est critique et ce n’est pas qu’une question de mise en place de la réforme du lycée, c’est tout simplement une mauvaise réforme !

 Concernant la Voie Professionnelle, on constate que les effectifs en Gironde sont en baisse puisque la DSDEN 33 nous annonce une prévision de -244 (au lieu de +162 au CTA). Ainsi la directive de la DGESCO d’augmenter de manière significative l’orientation vers la Voie Professionnelle n’est pas respectée. Cette baisse d’effectifs, qui occasionne une baisse de DGH, associée à l’augmentation du pourcentage d’heures supplémentaires, va entraîner des suppressions de postes.
Dans la réforme de la voie professionnelle, il n’est pas prévu de regroupements de divisions de CAP en enseignement général jusqu’à 30 élèves ! Nous demandons à ce que ces divisions
ne soient pas systématiquement regroupées car dans le cas contraire, ce sont des conditions de travail dégradées pour les élèves et les enseignants. De plus, contrairement aux modalités de calcul des DGH, qui figurent dans le document du CTA du 21 janvier dernier, mais aussi à celles transmises aux chefs d’établissement, ce ne sont pas 34h qui doivent être attribuées aux 1ères année de CAP mais bien 37h (hors dédoublement sans seuil). En effet l’arrêté du 21 novembre 2018 publié au JO du 20 décembre 2018 prévoit 3h par division pour le chef d’oeuvre, horaire donnant droit au dédoublement de la dotation horaire professeur sans condition de seuil.

Concernant les classes de SEGPA, comme pour les classes de CAP, sont inscrits des élèves en très grandes difficultés qui ont des besoins très particuliers qui nécessitent le travail avec des groupes à effectifs réduits. Pour les classes de 4ème et 3ème SEGPA, il est donc absolument nécessaire que les heures de découverte professionnelle soient dédoublées (8 élèves maximum) comme le sont les heures d’atelier en EREA (circulaire du 24 avril 2017). Oui, les élèves de SEGPA ont, pour la plupart, les mêmes profils que les élèves d’EREA et sont plus jeunes. Monsieur Le DASEN, vous devez donner tous les moyens nécessaires pour que nos élèves de CAP et de SEGPA ne se retrouvent pas maltraités et pour que nos collègues n’aient pas une nouvelle dégradation de leurs conditions de travail. De plus nous constatons encore une baisse de moyens de l’ordre de 300 heures pour les SEGPA en Gironde…

La FNEC FP-FO demande à ce que tous les moyens soient donnés aux établissements de la Gironde pour qu’il n’y ait aucune suppression de postes de PLP.

L’autre point à noter est l’augmentation significative des heures supplémentaires au profit des heures postes. Dans les collèges, on note donc une baisse des heures postes de l’ordre de 369 h, ce qui équivaut à environ 20 postes statutaires. Et les heures supplémentaires augmentent en même temps de 1354 h. Dans les lycées généraux et technologiques les heures supplémentaires augmentent d’environ 600 h alors que les heures postes diminuent d’environ 640 heures, soit l’équivalent de 35 postes. Pourquoi le gouvernement reste-t-il sourd au mal être des enseignants, qui sont excédés ? Comment obliger les collègues à prendre plus d’heures supplémentaires alors qu’ils sont déjà tous débordés et qu’en lycée certains le seront encore plus puisque la réforme du lycée les contraindra à avoir plus de classes, en philosophie par exemple ? Cela va seulement contribuer à encore plus de fatigue du côté des enseignants, car plus de classes, plus de copies et donc plus d’arrêts maladie. Remarquons que les heures supplémentaires tombent bien, puisqu’elles permettront aux collègues de se financer leur jour de carence. Trêve de plaisanterie, augmenter les heures supplémentaires au prétexte d’augmenter les salaires, alors que le point d’indice n’augmente pas, n’est pas une solution. Augmenter les heures supplémentaires pour absorber les petits compléments de service dépendra de chaque structure et cela ne sera pas vrai partout. Certains établissements les absorberont et d’autres en créeront. Quant aux collègues qui à cause des heures supplémentaires se verront partir en complément de service ou pire verront leur poste supprimé, ils seront heureux d’apprendre que le gouvernement leur donne une chance d’augmenter leur pouvoir d’achat ! Cette mesure n’est donc qu’une mesure d’austérité, FO en demande le retrait.

Autre point concernant les élèves d’ULIS et d’UPE2A, FO demande toujours à ce que ces élèves soient comptés dans les effectifs des classes des établissements. Car inclure ces élèves à besoin particuliers dans des classes chargées qui parfois sont à 30 élèves ou plus, et parfois sans AESH, cela relève de maltraitance, de la part de l’institution. Comment les collègues peuvent-ils s’occuper de ces élèves à besoins particuliers et s’occuper du reste de la classe, qui a aussi ses difficultés, dans des classes surchargées ?
Nous vous remercions pour votre écoute.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Le 7 février, tous à Matignon pour nos revendications ! Le gouvernement doit lâcher !

Tous-à-Matignon

10 ans : ça suffit ! Le blocage de la revalorisation du point d’indice a fait baisser de 18 % le pouvoir d’achat des fonctionnaires.

Les personnels sont excédés par la multiplication des contre‐réformes successives, les politiques d’austérité, les suppressions de postes et la remise en cause de leurs droits statutaires.
Cette colère est générale. Le Président Macron tente de l’instrumentaliser avec son grand débat national, après avoir clairement annoncé qu’il ne changeait rien au fond de sa politique et qu’il « maintenait le cap » contre les services publics et les droits collectifs des salariés.

Face à la détermination des gilets jaunes, le gouvernement répond par la répression, il multiplie les arrestations arbitraires, et annonce un durcissement de l’arsenal législatif pour remettre en cause notre liberté de manifester. Nous ne pouvons pas les laisser faire ! C’est le moment ! Partout les salariés disent : «Nous aussi nous voulons notre augmentation de salaire, les revendications doivent être satisfaites», «c’est le moment de répondre par la riposte interprofessionnelle, il faut qu’on s’organise pour gagner».

Dans les AG, une question se pose : celle de l’action efficace, celle de la grève, la vraie grève pour gagner !
L’Union Interfédérale des Agents de la Fonction Publique Force Ouvrière a déposé un préavis de grève du dimanche 3 février au dimanche 10 février 2019.

Dans ce cadre, elle propose un rassemblement national le 07 février à Matignon, à 14h00. Préparons‐le dès maintenant, dans chaque école, chaque établissement, chaque service ! Dans la perspective de construire le rapport de force par en bas, la FNEC FP‐FO appelle ses syndicats à amplifier les réunions syndicales et les assemblées générales, à poser la question de la grève et préparer la montée des personnels à Matignon le 7 février, en direction du gouvernement.

TOUS A MATIGNON POUR ALLER CHERCHER L’ENSEMBLE DES REVENDICATIONS!

Publié dans Actions, Droit syndical, Rémunérations | Laisser un commentaire

Nous voulons la satisfaction des revendications, pas un débat !

2019-01-15 COMMUNIQUE Le grand débat, une mascarade

Satisfaction des revendications 15 01 19

La profonde colère qui s’exprime dans tout le pays est le produit des politiques d’austérité, de destruction de toutes les conquêtes sociales, en particulier les services publics, menées par les gouvernements successifs depuis de nombreuses années. Cette colère est légitime.

De l’autre côté, le gouvernement s’enferme dans une dérive autoritaire et son refus de répondre aux revendications. Il décide une fois de plus de « garder le cap », il persiste à vouloir mener jusqu’au bout ses contre‐réformes. Dans l’Education nationale, comme dans toute la Fonction publique, c’est la poursuite du gel du point d’indice, c’est la suppression de milliers de postes, c’est la remise en cause du statut, c’est l’avalanche de mesures régressives.

Pour tenter d’instrumentaliser la colère qui monte de partout, le président Macron organise son « grand débat national ». Pour la FNEC FP‐FO, l’heure n’est pas de participer
à cette mascarade dont le seul objectif est de cautionner le gouvernement actuel sans aucun résultat pour les salariés.

Le rôle du syndicat n’est pas de servir la soupe au gouvernement ! Le rôle du syndicat, plus que jamais, est de défendre les intérêts matériels et moraux des salariés. Le Président et son gouvernement n’ont pas à nous dicter ce que l’on doit revendiquer ou non. De même qu’ils n’ont pas à nous dire quand et où nous pouvons manifester. De ce point de vue, les mesures liberticides annoncées par le 1er Ministre pour « cadrer » les manifestations sont inacceptables. Attachée aux libertés démocratiques, la FNEC FP‐FO condamne sans aucune réserve la répression et les violences commises, sur ordre, à l’encontre des gilets jaunes et des lycéens.

Nous ne nous laisserons pas intimider, nous ne nous laisserons pas instrumentaliser. Alors que le gouvernement est fragilisé, la FNEC FP‐FO considère que l’heure est à amplifier le rapport de force et à l’étendre pour le faire lâcher. C’est le moment d’engager la mobilisation dans les services, les écoles, les établissements pour arracher les revendications : pour l’augmentation des salaires, l’arrêt des suppressions de postes et des contre‐réformes (baccalauréat, lycée, Parcoursup…)

Le collectif des Stylos Rouges a demandé à nous rencontrer. La FNEC FP‐FO a répondu favorablement. Nous sommes disponibles pour l’action commune à tous les niveaux pour faire aboutir les revendications.
La FNEC FP‐FO appelle les personnels à se réunir en Assemblées Générales, à établir les revendications, à discuter de l’action efficace, de la grève pour gagner, posant la question de sa reconduction. Personne ne veut des journées d’action sans lendemain.

Publié dans Actions, Droit syndical, Fonctionnaires, Services publics | Laisser un commentaire

CTA sur la répartition des moyens dans le second degré.

Notre déclaration en pièce jointe. DclarationCTA21janvier2019

D’après le Recteur tout va bien : nous avons obtenu 50 ETP (équivalent temps plein) en heures supplémentaires pour l’académie, ce qui répondrait à la demande d’augmentation du pouvoir d’achat des enseignants du second degré. Nous lui avons rappelé que pour nous l’augmentation du pouvoir d’achat passe par l’augmentation du point d’indice. De plus,  tous les personnels de l’éducation nationale n’ont pas recours aux heures supplémentaires, par exemple les professeurs documentalistes, CPE, AESH, AED …

Nous avons  aussi fait remarquer que, malgré ces 50 ETP supplémentaires l’académie perdait l’équivalent de 66 postes. En effet, l’enveloppe heures supplémentaires a été augmentée (+ 1 899 heures) au détriment des heures postes qui ont diminué (- 1 191 h). Pour la Gironde,  nous aurons 26 ETP en heures supplémentaires en plus, cela correspond à 1 ETP pour 86 élèves. Comment dans ces conditions le Recteur peut-il dire que cela va bien ? Il est évident que les classes seront encore plus surchargées. Le Rectorat affirme qu’il ne s’agit pas d’une augmentation des heures supplémentaires mais d’un rééquilibrage qui permettra aux établissements d’absorber les petits compléments de service. Nous avons bataillé pour lui faire finalement reconnaître que oui, les heures supplémentaires augmentaient ! En outre, le rectorat feint de ne pas comprendre que, pour certains collègues, ajouter une heure supplémentaire cela signifie une classe de plus et donc encore plus de fatigue. Et il se peut que dans certains établissements, cette augmentation d’heures supplémentaires ait pour conséquence d’envoyer un collègue en complément de service voire de supprimer son poste !  Ces collègues seront bien contents alors de cette soi-disant augmentation de pouvoir d’achat par les heures supplémentaires ! Il faudra donc être vigilant quant à la répartition des heures supplémentaires dans chaque établissement.

Nous avons aussi discuté de la globalisation des heures des DGH. Comme au collège les modalités de calcul des DGH n’ont pas changé, nous ne comprenions pas pourquoi dans certains établissements, qui ont la même structure, on demande à certaines disciplines de  se serrer la ceinture. Pas de réponse de la part du rectorat. Mais  ID-FO  (le syndicat FO des personnels de direction) nous a appris que la DSDEN de Gironde a demandé aux chefs d’établissement de sanctuariser des moyens pour le dispositif Devoirs faits au détriment des heures d‘enseignement et des groupes à effectif réduit, ce qui semble être contraire aux textes. Pour le Recteur, cette situation est normale. Il faudra être vigilant dans vos établissements concernant ce dispositif Devoirs faits.

Sur le lycée, nous avons dit qu’il est impossible de mettre en place la réforme et que FO continue d’en demander le retrait. Le Recteur a répété qu’il ne faut pas faire de menus car cela recréera les filières et qu’il n’en est pas question ! Et pourtant cela simplifierait la tâche des chefs d’établissements et des enseignants…

Dans ce sens, nous avons présenté des vœux conjointement avec la FSU:

Vœu 1 : Les membres du CTA de Bordeaux demandent le retrait des réformes du lycée et du baccalauréat.

Vœu 2 : Les membres du CTA de Bordeaux demandent l’abandon du projet de loi « Pour une école de la confiance ».

Vœu 3 : Les membres du CTA de Bordeaux s’opposent à la fusion des académies.

Vœu 4 : Les membres du CTA de Bordeaux demandent l’abandon du projet d’une deuxième HSA imposée.

Vœu 5 : Les membres du CTA demandent l’abandon de la plate-forme post-bac PARCOURSUP.

Et bien, paroxysme du « dialogue social », le Recteur a refusé de les soumettre au vote.  Il veut des vœux où nous  expliquons pourquoi la réforme du bac n’est pas bonne… alors qu’il y a déjà eu beaucoup de discussions en CTA  et en Groupe de Travail là-dessus.

Publié dans Actions, CTA, Réforme du lycée, Rémunérations, Rentrée, Services publics | Laisser un commentaire

CAPA certifiés : recours concernant la contestation de l’avis du recteur.

En pièce jointe la déclaration du SNFOLC lors de cette CAPA installation et recours concernant la contestation de l’avis du Recteur. Il est évident que nous demandons l’abandon du PPCR. Mais il est à noter que sur 37 contestations recevables sur l’avis du recteur, 25 collègues ont eu gain de cause avant même la CAPA. Comme quoi, il faut toujours contester ! Sur les 12 restants,  5 ont saisi la CAPA.  La CAPA a voté concernant ces 5 recours. Il s’agissait de se prononcer pour ou contre le maintien de l’avis rectoral. Sur une des situations, l’UNSA, la CFDT et le SNALC se sont abstenus, tandis que le SNES, le CGT et le SNFOLC ont voté contre. Pour les 4 autres situations, toutes les organisations syndicales ont voté contre.

déclaration CAPA installation des certifiés

Publié dans Actions, CAPA, Droit syndical | Laisser un commentaire

Bonne année!

Meilleurs vœux et très bonne année 2019 de la part du SNFOLC et de la confédération FO. Cette année va commencer avec beaucoup de combats.

– Combat pour l’augmentation de nos salaires.

Jusqu’à présent,  nous revendiquions une augmentation de notre point d’indice de 16% pour rattraper notre pouvoir d’achat.

Mais, vu le nouveau gel de notre point d’indice et l’inflation, nous réclamons désormais une augmentation du point d’indice de 18%. Ceci, d’autant plus que le Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique a convoqué en urgence les organisations syndicales pour leur indiquer les mesures prises en faveur du pouvoir d’achat.  Résultat : rien pour les fonctionnaires !

– Combat contre parcoursup et la réforme du lycée.

– Combat pour nos conditions de travail, pour la création de postes en nombre suffisant.

Lors du dernier CTM, il a été attribué 50 postes (Equivalent Temps Plein) de plus pour l’Aquitaine alors que le nombre d’élèves continue d’augmenter. Cela sera-t-il suffisant pour diminuer les effectifs des classes ? Nous le saurons prochainement. Pour rappel, l’année dernière l’académie avait eu 114 ETP supplémentaires et en 2017 nous en avions 256.  Cette liste de combats n’est pas exhaustive.

Nous avons été reçus à la fois au ministère et à la préfecture, pour ne rien obtenir pour l’instant (voir les comptes rendus sur le site). FO appelle à organiser partout, dans les collèges et les lycées, des assemblées générales pour définir les revendications et décider des moyens d’action, y compris par la grève. La FNEC FP FO a donc déposé un préavis de grève du 7 janvier jusqu’au 19 janvier pour couvrir toutes les initiatives au niveau national, académique et départemental.

Nous discuterons de tout cela mais aussi du résultat des élections professionnelles lors de notre AG de janvier. Elle aura lieu le vendredi 25 janvier, toute la journée. Les adhérents ont jusqu’au 22 janvier pour déposer leur convocation à leur secrétariat. Merci de nous prévenir par mail si vous participez à l’AG et si vous vous inscrivez pour le repas de midi (participation de 10 €  demandée).

Bonne reprise et bonne semaine.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Le ministre veut imposer une 2e heure supplémentaire pour accompagner ses suppressions de postes

Commmuniqué du SNFOLC Com. HSA

Le SNFOLC n’accepte pas!

Le ministre a décidé de présenter aux organisations syndicales un projet de décret qui impose une deuxième heure supplémentaire année (HSA) « non refusable par les enseignants du second degré » à compter du 1er septembre 2019. Ce texte sera soumis pour avis au Comité technique ministériel du 30 janvier. Le 17 janvier, le ministère convoque une multilatérale pour examiner ce projet : le SNFOLC en demandera le retrait.

Pour le ministre, cette mesure permet d’augmenter le pouvoir d’achat des enseignants (sic). Il ne s’agit pas d’augmenter le pouvoir d’achat, il s’agit de compenser les suppressions de postes, d’augmenter le nombre de divisions – et donc d’élèves – par professeur. Et on ose nous parler de la prétendue « école de la confiance » ? Et l’année prochaine, si les suppressions de postes se poursuivent, ce sera une 3e heure supplémentaire obligatoire ?

Personne n’a demandé au ministre une deuxième heure supplémentaire bligatoire, mais par contre tous exigent que le point d’indice soit débloqué. C’est le seul dispositif qui permette d’augmenter le montant des pensions. C’est la revendication exprimée par les personnels.

C’est une mesure d’urgence pour Force Ouvrière à laquelle le gouvernement s’oppose farouchement. Mais par contre, cela ne l’a pas empêché de confirmer l’augmentation de la
retenue pour pension civile au 1er janvier 2019 (10,83% du traitement brut, contre 10,56% en 2018). Concrètement, cela signifie près de 65 euros en moins sur une année pour un traitement brut de 2 000 euros.

Face à la mobilisation des « gilets jaunes », le gouvernement a été contraint d’augmenter de 300 euros le salaire des policiers. Il doit répondre à l’exigence de tous les salariés du public et du privé qui n’en peuvent plus : augmentation générale des salaires, augmentation de la valeur du point d’indice des fonctionnaires.

Imposer une deuxième HSA à tous les enseignants du second degré est encore une attaque du ministre, au compte du Président de la République et du gouvernement, alors que les conditions de travail ne cessent de se dégrader dans les établissements et que les missions exigées des personnels sont démultipliées en application du décret Hamon du 20 août 2014, de la nouvelle circulaire sur le rôle des professeurs principaux, de l’évaluation-PPCR – que FO a refusés.

Pour Force Ouvrière, le projet de décret du ministre est inacceptable, elle votera contre au Comité technique ministériel du 30 janvier.
Le SNFOLC, avec la FNEC FP-FO, appelle tous les personnels à se réunir partout en assemblées générales, en heures d’information syndicale, dans les collèges, les lycées, pour prendre position et décider des moyens pour obtenir satisfaction sur leurs revendications, y compris par la grève :
– Augmentation immédiate du point d’indice
– Retrait du projet de décret imposant une deuxième HSA
– Abrogation des réformes du baccalauréat, du lycée, de la loi ORE et de Parcoursup
– Création de postes statutaires pour diminuer les effectifs par classe

Publié dans Actions, Agrégés, Certifiés, Droit syndical, Fonctionnaires, Rémunérations, Services publics | Laisser un commentaire

Assemblées générales partout !

Loin de faiblir, la colère profonde des salariés du public comme du privé, des gilets jaunes comme des stylos rouges s’enracine. Le moins qu’on puisse dire c’est que les allocutions successives du Président de la République les 10 et 31 décembre 2018 confirment sa volonté de poursuivre la réforme des retraites, de la fonction publique d’Etat, de l’assurance chômage. Il ignore les revendications des salariés, des lycéens, des étudiants et des retraités.

Aucune réponse aux revendications n’a été apportée

Les personnels des lycées se sont fortement mobilisés avec les organisations syndicales et les lycéens avant les vacances. La seule réponse du ministre Blanquer : « Il n’est pas question de céder aux pressions de la rue. », « toutes les enquêtes montrent une approbation massive de la part des lycéens » ! Selon la méthode présidentielle, au Comité Technique Ministériel du 19 décembre, il supprime 2 650 postes dans le second degré et tente de camoufler la suppression de 2 085 postes, conséquence directe de la deuxième heure supplémentaire imposée.

La mobilisation est toujours à l’ordre du jour contre les réformes imposées

Ce lundi 7 janvier, par exemple, les professeurs du lycée Edgar Quinet, à Paris, sont en grève. Ils s’expriment avec leurs organisations syndicales (SNES, SNFOLC, SUD et CGT) dans un communiqué de presse : « Le gouvernement a lancé une réforme du lycée qui prévoit la fin des séries générales (ES, L et S). A la place de ces séries, les élèves devront choisir trois grandes spécialités en classe de Première, puis deux en classe de Terminale. Chaque lycée est supposé proposer sept spécialités au minimum. Or, quatre jours avant les vacances de Noël, nous avons appris brutalement que notre lycée ne proposerait que cinq spécialités au lieu des sept minimum annoncées. Aucune concertation n’a eu lieu, nous avons été mis devant le fait accompli (…). Nous avions également au lycée un enseignement artistique (Musique) qui ne pourra plus être proposé. Par conséquent, un élève de Seconde au lycée Edgar Quinet ne pourra pas s’orienter vers l’une de ces trois spécialités, qui étaient des composantes essentielles de la filière L. Cet élève devra donc : – – soit changer de lycée s’il souhaite suivre ces spécialités (mais rien ne garantit qu’il obtienne gain de cause)
– soit subir les choix imposés.
C’est cet appauvrissement de l’enseignement dans notre lycée qui nous met en colère et nous choque. Où est donc la « vaste liste de spécialités » promise par le ministre ? Sous prétexte que nous sommes un petit établissement – et pour faire des économies budgétaires, il a été décidé que les élèves du lycée Edgar Quinet n’auraient pas le droit aux
mêmes choix d’orientation que les élèves d’autres lycées parisiens. (…) Nous sommes donc mobilisés pour que le lycée Edgar Quinet puisse proposer la même chose que les autres lycées parisiens, dans les mêmes conditions d’encadrement et de travail ! Chez nous comme dans d’autres lycées, les promesses du ministre M. Blanquer: « Plus de choix, plus de liberté, plus d’accompagnement ! » se traduisent par moins de choix, moins de liberté, moins d’accompagnement. »

Quant au salaire, c’est toujours rien !

La seule réponse du ministre est la mise en place d’un « observatoire de la rémunération des professeurs » (Grand Jury RTL, le 6 janvier 2019) et pour certains le recours à la prime d’activité. Et le ministre prétend que la 2e HSA imposée serait la réponse adaptée à la revendication d’augmentation des salaires ? De qui se moque-t-on ? Nos salaires vont encore baisser en janvier. Le point d’indice est bloqué depuis 2010 (la double hausse de 0,6 % sur 2016-2017 est dérisoire) conduisant à une perte de salaire de 18 % depuis 2000 !
Les revendications demeurent:

  • Retrait de la réforme du lycée et du baccalauréat
  • Retrait de Parcoursup
  • Abrogation de la loi ORE
  • Arrêt des suppressions de postes
  • Augmentation immédiate du point d’indice

La FNEC FP-FO a déposé un prévis de grève à compter du 7 janvier et adresse une lettre ouverte au ministre Blanquer. Avec sa confédération, le SNFOLC « réaffirme la nécessité d’engager la mobilisation à tous les niveaux permettant de créer le rapport de force interprofessionnel, y compris par la grève, et invite les syndicats à organiser les assemblées générales en ce sens » (résolution de la CE Confédérale FO du 13 décembre 2018).

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Lettre ouverte au ministre de l’Education nationale

Communiqué de la FNEC-FP FO Lettre ouverte JMB 08 01 19

Monsieur le Ministre,
Nous sommes consternés par vos récentes déclarations.

Vous dites avoir «la plus grande écoute et la plus grande estime pour les enseignants de France, et ils le savent.Je pense que c’est même ma marque de fabrique depuis que je suis arrivé.»
Vous dites oeuvrer à «l’école de la confiance».
Vous affirmez : «les choix budgétaires que j’ai fait vont dans le sens d’une amélioration du
pouvoir d’achat des professeurs».

Vous ne pouvez l’ignorer, monsieur le Ministre, les personnels de votre ministère, de toutes catégories, comme tous les fonctionnaires, se sentent méprisés, abandonnés. Nous vous l’avons redit par courrier et en audience en décembre.
Ni les heures supplémentaires, ni l’évolution des carrières au mérite, ni l’addition de primes, ni le miroir aux alouettes du protocole PPCR ne compensent l’effondrement du pouvoir d’achat subi depuis des années.

Nous exigeons, monsieur le Ministre, à nouveau l’ouverture immédiate de négociations salariales sur l’augmentation de la valeur du point d’indice ainsi que sur une vraie revalorisation des grilles.
Ce que votre gouvernement a dû concéder face à la mobilisation des agents du ministère de l’Intérieur, par la négociation, doit être étendu à l’ensemble des agents publics.

Vous affirmez que les réformes que vous mettez en oeuvre dans l’Education nationale suscitent l’adhésion des personnels.
Alors même que les enseignants et tous les personnels sont épuisés par les réformes successives qui éclatent le cadre national de l’école de la république et dégradent les conditions de travail.

Vous supprimez 2 650 postes de personnels enseignants dans le secondaire pour 40 000 élèves supplémentaires à la rentrée 2019, vous supprimez 400 postes de personnels administratifs, vous ne créez pas les milliers de postes nécessaires dans l’enseignement élémentaire.
Voilà la réalité crue de vos réformes.

Ce qui est nécessaire, ce que veulent les personnels, le dégel du point d’indice, c’est la création massive de postes. Vos réformes ne sont pas les nôtres : lycée, bac, voie professionnelle, vous devez les suspendre et ouvrir des négociations avec les organisations syndicales.

Il y a urgence, Monsieur le Ministre. Une nouvelle fois, nous condamnons vos propos et décisions de répression contre les lycéens et étudiants qui avec raison, remettent en cause l’application de la réforme du lycée, du bac et Parcoursup qui instaure la sélection pour l’entrée à l’université.
Nous n’accepterons aucune remise en cause à la liberté de manifester, tout comme nous n’accepterons aucune remise en cause à la liberté d’expression des fonctionnaires, garantie par l’article 6 du statut de la fonction publique.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Pouvoir d »achat : les fonctionnaires humiliés !

Communiqué de presse FO 2018-12-21 COMMUNIQUE DE PRESSE FO FONCTON PUBLIQUE REUNION PRESIDEE PAR OLIVIER DUSSOPT

Le Secrétaire d’Etat chargé de la Fonction publique a convoqué en urgence les organisations syndicales pour leur donner les mesures en faveur du pouvoir d’achat.
Résultat : rien pour les fonctionnaires !

Un gouvernement coupé des réalités, bunkerisé dans son microcosme parisien et élyséen qui fait un déni complet de la situation.
Une réunion feutrée où le Secrétaire d’Etat donne le sentiment que tout va bien à la fonction publique dans la situation sociale que nous traversons.

Après sa déclaration liminaire, FO Fonction Publique a rappelé au Secrétaire d’état que la situation nécessitait immédiatement des mesures d’urgence. Nous avons insisté sur l’augmentation de la valeur du point d’indice.
Le ministre est resté sourd à nos revendications.

FO lui a prédit une rentrée sociale sans précèdent, confirmée par de nombreux autres syndicats présents.
Nous lui avons également précisé qu’il serait responsable de la situation à venir.
Nous n’avons donc pas d’autres choix que de préparer, en cohérence avec le mandat de la Commission exécutive confédérale, la mobilisation nécessaire jusqu’à l’obtention de nos revendications.
Fait à PARIS, le 21 décembre 2018

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire