STATUT ET DROITS DES CPE EN DANGER !

Acte I : Le statut des CPE dérogatoire dans le cadre de l’Education nationale depuis 48 ans
Le décret n°70-738 du 12 août 1970 définissant le statut particulier des CPE les inscrit dans le cadre dérogatoire de l’Education nationale. Cela s’inscrit dans le décret n°53-458 du 16 mai 1953 qui place les corps de fonctionnaires de l’enseignement du Ministère de l’éducation nationale dans un cadre dérogatoire à la Fonction publique.

Acte II : De haute lutte, les CPE ont conquis, en 1982, un service hebdomadaire.
C’est la circulaire n°82-482 du 28 octobre 1982 qui a établi 39h de service hebdomadaire, couvrant « l’ensemble des activités que le conseiller d’éducation ou le conseiller principal d’éducation est amené à exercer dans le cadre de sa mission ».

Acte III : Les CPE obtiennent les 35 heures hebdomadaires
Le décret Sapin du 25 août 2000 annualisait le temps de travail des fonctionnaires d’Etat en imposant 1607h. Dans le cadre commun de la Fonction publique d’Etat, les CPE auraient dû alors effectuer 40h40 sur 39 semaines. Ils se sont mobilisés avec leurs organisations syndicales dont FO pour faire valoir qu’ils étaient personnels de l’Education nationale. Ils ont obtenu 35h hebdomadaires en présentiel. La circulaire du 12 septembre 2002 maintient la spécificité des CPE, personnels de l’Education nationale.

Acte IV : Loi de refondation Peillon 2013 : inflation des tâches et temps de travail illimité
Au motif qu’une partie des tâches réalisées par les personnels n’était pas reconnues, toutes les organisations syndicales, à l’exception de FO, ont demandé, pour tous les personnels, une redéfinition des missions et du temps de travail. Saisissant ce prétexte, le ministre Peillon a mis en place des groupes de travail métiers en 2013. Cela a abouti, pour les CPE, à la circulaire du 10 août 2015 qui loin de limiter leur temps de travail hebdomadaire consacre, en réalité, leur polyvalence (conseil auprès du chef d’établissement, orientation…).

Ce que FO n’a cessé de réclamer dans ces groupes de travail, comme le demandaient les personnels, c’est d’institutionnaliser les 35h par semaine et de créer des postes.

Acte V : Le décret Hamon : les missions élargies des enseignants
Dans le même temps et le même esprit, le décret du 20 août 2014, auquel seul FO s’est opposé, instaure les missions dites « liées » qui incluent les relations avec les parents d’élèves, l’orientation… Avec Parcoursup, le professeur principal est amené à faire le travail du Psyen-EDO. A quand, avec Pronote, le suivi de l’assiduité des élèves ? A quand, le suivi global en lien avec les parents comme le font les enseignants dans le reste de l’Europe ? Pour FO, il n’en est pas question, l’exception française du CPE doit demeurer.

Acte VI : Les CPE sortiraient du cadre dérogatoire de l’Education nationale qui définit un service hebdomadaire sur 36 semaines ?
Lors du CTM du 16 mai, le ministère estime que les CPE ne constituent plus un corps dérogatoire de l’Education nationale au statut général de la Fonction publique d’Etat. FO s’y est opposée.

Que deviendrait alors la circulaire du 12 septembre 2002 qui définit un service hebdomadaire dérogatoire au décret Sapin ? Que deviendrait le statut particulier des CPE ? Quel serait le temps de présence dans l’établissement ? 40h40, pour conserver les vacances scolaires ? Que deviendrait le taux de passage à la hors-classe ? Le droit à la mutation ?

FO alerte : les PSYEN-EDO ont été sortis du cadre dérogatoire de l’Education nationale. Ils sont menacés d’être transférés aux régions et les CIO fermeraient. Et maintenant, ce serait au tour des CPE de sortir du cadre ?

Le SNFOLC exige :
-maintien du corps des CPE dans le cadre dérogatoire de l’Education nationale,
-augmentation du nombre de postes de CPE aux concours,
-retrait de la circulaire missions des CPE du 10 août 2015 qui ouvre la voie à un allongement du temps de travail, à un alourdissement des missions des CPE, à une définition de leur temps de travail d’un établissement à l’autre,
-35 heures par semaine, toutes activités comprises.

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Accès à la hors classe – PPCR L’arbitraire érigé en règle contre les droits collectifs

La FNEC FP‐FO avec la FGF‐FO dénonce, depuis le début, les effets dévastateurs de PPCR sur les rémunérations, les carrières et l’indépendance professionnelle des enseignants vis‐à‐vis de la hiérarchie. C’est la raison pour laquelle FO, contrairement à la FSU, à l’UNSA et à la CFDT n’a d’ailleurs pas signé ce protocole.

Alors que le ministre a tenté d’accréditer l’idée que «la carrière des agents a désormais vocation à se dérouler sur au moins deux grades», une tout autre réalité se fait jour.

L’appréciation de la hiérarchie pour la hors classe : l’arbitraire contre le droit à la carrière
Dans tous les départements, dans toutes les académies, la même situation se reproduit : les enseignants promouvables découvrent des appréciations arbitraires et souvent injustifiées. Des collègues non inspectés depuis des années, d’autres au contraire bénéficiant d’une bonne note pédagogique découvrent sans aucune explication qu’ils se sont vu attribuer un «satisfaisant» voire un «à consolider», qui leur interdisent l’accès à la hors classe. D’autres, ayant un avis «très satisfaisant» de leur IEN ou de leur IA‐IPR obtiennent une appréciation inférieure par le DASEN ou le recteur… Certains peuvent même être écartés de la liste des promouvables si le DASEN ou le recteur le décide.

De plus les CAP sont convoquées alors que le taux de passage à la hors classe pour les différents corps ne sont toujours pas publiés. Comme l’éligibilité à la promotion a été reportée du 7ème échelon au 9ème avec deux ans d’ancienneté, les ratios devraient être au moins égal à 15 %. pour respecter l’engagement ministériel d’un nombre de PE promus à la hors classe augmentant jusqu’en 2020, et un maintien du nombre des personnels accédant au deuxième grade dans les autres corps.

Un précédent que personne ne peut ignorer !
Rappelons que le remplacement en 2005 de la note chiffrée par l’évaluation pour les personnels administratifs a engendré une gestion individualisée de l’ensemble des carrières en quelques années. Présenté comme un moment d’échange le système a rapidement incité à l’autocritique et à trouver soi‐même les solutions pour “s’améliorer” dédouanant l’administration de ses responsabilités inscrites dans le statut.

Un enjeu pour toute la carrière et la retraite des enseignants
Ces éléments sont d’autant plus inacceptables que les notes de service précisent que : «[…] l’appréciation qui sera portée cette année conformément aux orientations précitées sera conservée pour les campagnes de promotion ultérieures», ce qui signifie qu’une appréciation insuffisante ralentit l’accès à la hors classe de plusieurs années et peut même en interdire l’accès jusqu’au départ à la retraite. Ce qui a un impact considérable sur le montant de la pension de retraite.

Le droit à consulter et contester son appréciation doit être respecté
La note de service du 19 février 2018 donne pour consignes aux recteurs et aux DASEN : «Vous ferez en sorte que chaque enseignant promouvable puisse effectivement prendre connaissance de l’avis émis sur son dossier par l’inspecteur compétent dans un délai raisonnable avant la tenue de la commission administrative paritaire départementale.»

Dans les faits les personnels sont placés dans l’impossibilité de contester l’appréciation portée par leur hiérarchie parce que les délais de quelques jours pour en prendre connaissance ne le permettent pas ou que l’appréciation ne leur a pas été communiquée.

La possibilité de contester et d’effectuer un recours concernant l’avis du supérieur hiérarchique est un droit, a fortiori compte tenu des conditions totalement arbitraires d’évaluation et du caractère définitif de celle‐ci, qui impactera l’ensemble de la carrière et de la retraite.

FO défendra tous les collègues lésés
La FNEC FP‐FO invite les personnels concernés à rédiger des demandes de révision de l’appréciation avant la tenue des CAP, des recours après la CAP et à transmettre toutes leurs demandes à leur syndicat.

La FNEC FP‐FO revendique :
Un ratio promus/promouvables qui permette une augmentation significative du nombre de promus dans tous les corps !
 Un barème fondé essentiellement sur l’Ancienneté Générale des Services ; le retour à la notation chiffrée, encadrée par des grilles nationales, prenant en compte l’avancement dans la carrière, seul dispositif qui permette à tous les personnels d’accéder à la Hors classe.
 Abandon de la réforme PPCR, source d’arbitraire et de division entre les personnels !

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PsyEN-EDO Toujours déterminés, ils n’acceptent pas

Le 5 juin, plus de 500 PsyEN-EDO, administratifs, professeurs, se sont réunis. Ils dénoncent le passage des DRONISEP et ses 300 fonctionnaires aux Régions comme le prévoit le projet de loi sur « la liberté de choisir son avenir professionnel » dont FO exige le retrait, la fermeture des CIO, l’affectation des 3700 PsyEN-EDO en établissement. Pour le SNFOLC, ils ont raison : ils veulent conserver leur lieu de travail spécifique qui leur garantit leur indépendance, leurs missions dans l’Education nationale. Ce premier plan social prévu par le ministre Blanquer conformément aux orientations du ministre de la Fonction publique de supprimer 120 000 fonctionnaires, dont 50 000 dans la Fonction publique de l’Etat, illustre la volonté du gouvernement de céder pans par pans des morceaux entiers de service public aux Régions et aux entreprises privées – comme pour les cheminots.

Plus d’un tiers des PsyEN-EDO, avec les personnels des CIO, a manifesté à Paris en direction du ministère de l’Education nationale. Les organisations syndicales de l’intersyndicale nationale (SNFOLC, SNES-FSU, SE-UNSA, CGT Educ’action, SUD, SNPTES, SGEN CFDT) ont été reçues par le cabinet du ministre. Le ministère confirme le passage des DRONISEP aux Régions, que des CIO vont fermer, que le partenariat avec les Régions se met en place, qu’il serait possible de nommer des PsyEN en établissement voire même de transférer des CIO dans les établissements.

Le ministère confirme, pour le SNFOLC, la mise en place de l’agenda social annoncé par M.Blanquer au Comité technique ministériel du 16 mai sur les nouvelles missions pour l’ensemble des personnels – le cabinet affirmant : « il faut réfléchir à un partenariat PsyEN-EDO et professeurs pour Parcoursup notamment, qui va faire l’objet d’un travail dans les académies et les régions académiques. » Tout est dit : agenda social pour détruire les droits, réforme territoriale avec treize Régions avec des droits différents de Région en Région et des recrutements locaux… et tout cela accompagné d’une « politique RH de proximité ».

Aucune garantie n’a donc été donnée à l’ensemble des personnels et aux organisations syndicales. Ce ne sont pas les propos tenus par les représentants du ministre au Conseil supérieur de l’éducation le 15 mai qui rassureront les personnels : « pour le moment le projet ne revient pas sur le principe d’au moins un CIO par département. » Ce que veulent les personnels, c’est pouvoir exercer leurs missions en toute sérénité, dans un lieu de travail spécifique où ils peuvent recevoir tous les publics. Les PsyEN-EDO sont sollicités sans relâche depuis le 22 mai, confrontés aux parents d’élèves, aux centaines de milliers de lycéens qui n’ont pas de place dans la filière universitaire et l’université de leur choix, conséquence du tri social de Parcoursup – massivement rejeté. Et dans le même temps, ils doivent se battre pour conserver leur statut de fonctionnaire d’Etat. Inacceptable !

Le SNFOLC appelle à multiplier les assemblées générales dans les collèges et lycées de tous les personnels pour prendre position sur les revendications. Elle soutient les initiatives décidées par les assemblées générales pour combattre les plans du gouvernement.         

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Rentrée scolaire 2018 : la pénurie organisée

Le communiqué en pdf 06 Communiqué snfolc rentrée 2018 du 24 mai 2018

Les derniers résultats d’admissibilité du CAPES externe session 2018 ont été publiés le 18 mai. Pour certaines disciplines, comme les lettres classiques et l’allemand, le nombre d’admissibles est déjà inférieur au nombre de postes offerts aux concours. Autrement dit, avant même les résultats d’admission, tous les postes aux concours ne seront pas pourvus. Pour d’autres disciplines, le nombre d’admissibles est supérieur au nombre de postes, mais pourrait lui être inférieur au moment de la publication des résultats d’admission. Globalement ce sont plusieurs centaines de postes qui ne seront pas pourvus à la rentrée.

Lettres classiques : la certification contre le concours
Le recrutement par concours est diminué chaque année en lettres classiques. 183 postes à la rentrée 2018, au lieu de 230 à la rentrée 2017. En même temps le 22 mars, le ministre publie au Bulletin Officiel une note de service permettant la création d’une certification complémentaire pour l’enseignement des Langues et cultures de l’Antiquité (LCA). Dans les établissements où il n’existe pas de professeur de lettres classiques, un autre professeur de lettres modernes, histoire-géographie, langues vivantes, philosophie – détenteur de la certification – pourrait assurer l’enseignement de LCA.

« Crise du recrutement » ?
A en croire la « petite musique » ambiante, le métier d’enseignant lui-même ne serait plus attractif. Les contre-réformes, les conditions de travail dégradées, les affectations sur au moins deux établissements, le gel du point d’indice – un lauréat du CAPES au 1er échelon perçoit 1438,97 euros net – les effectifs par classe en hausse dans les lycées et collèges, la diminution des horaires disciplinaires, la mastérisation… ne seraient pas responsables.

Et le gouvernement persiste et signe : après la désastreuse réforme du collège, voici la réforme du baccalauréat et du lycée, la suppression de 120.000 postes de fonctionnaires, le recours accru au recrutement sous contrat alors que le second degré de l’Education Nationale compte déjà 33.390 contractuels enseignants [Bilan social du Ministère de l’Education nationale, 2016-2017, page 39].

146.000 élèves supplémentaires d’ici 2021
Et quand en 2018 le ministre décide de supprimer 2150 postes aux concours externes du second degré par rapport à 2017, il faudrait y voir une mesure incitative pour passer les concours ? Cette année, 18% de postes en moins en mathématiques, -19% en lettres modernes, -20% en histoire-géographie, etc. Le recrutement de professeurs n’est pas en crise : il est miné par les contre-réformes. Le ministère affirme lui-même que 26.000 élèves supplémentaires sont attendus dans le second degré à la rentrée 2018, et 120.000 élèves supplémentaires en 2019-2021.

Toutes les conditions sont réunies pour une rentrée explosive, dont le gouvernement porte la responsabilité en ne répondant pas aux revendications des personnels qui, à nouveau le 22 mai, ont exigé la défense du statut, l’augmentation de la valeur du point d’indice, la création de postes pour diminuer les effectifs par classe.

Le SNFOLC soutient toutes les initiatives des personnels, avec leurs organisations syndicales, pour obtenir satisfaction sur leurs revendications :
► Abrogation de toutes les contre-réformes (collège, baccalauréat, lycée…).
► Création des heures, des classes, des dédoublements et des postes nécessaires !

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Document de 4 pages sur la réforme du lycée

Le document ici: BAC mai 2018-lycée 4p

 

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Retrait de Parcoursup!

Communiqué du 29 mai 2018 du SNFOLC concernant Parcoursup communiqué snfolc parcoursup 29 mai 2018

Chaque bachelier doit pouvoir accéder à l’université à la formation de son choix

Aujourd’hui à quelques jours des épreuves du bac, près de 286 000 élèves de terminale sont « en attente » ou n’ont reçu aucune proposition. Sur les 526 000 restants, plus de 351 000 ont reçu une réponse qui ne correspond pas à la formation de leur choix. Ils sont plus de 13 000 à avoir quitté la plateforme « Parcoursup ».

La situation faite aux lycéens de terminale qui se préparent à passer les épreuves du Bac est inacceptable.

La remise en cause du bac comme premier grade universitaire, donc du droit pour chaque bachelier, parce qu’il est bachelier, à accéder à la formation de son choix, est inacceptable.

Le SNFOLC appelle les personnels à se réunir pour prendre position et exiger des ministres de l’EN et de l’ESR le retrait de Parcoursup, le respect du droit de chaque bachelier à accéder à la formation universitaire de son choix.

Il soutient les lycéens qui se mobilisent pour défendre leur avenir, leur droit aux études, leur droit à accéder à l’université dans la formation de leur choix.

Il condamne fermement la répression dont des jeunes ont été la cible au lycée Arago.

Il appelle les personnels à faire connaître leurs prises de position aux lycéens, aux parents.

Lundi soir, le SNFOLC a été informée de l’initiative des organisations lycéennes de se rassembler devant les rectorats le mercredi 30 mai à partir de 11h pour faire valoir leurs exigences : nous serons à leurs côtés !

Il appelle à participer avec les lycéens aux rassemblements organisés ce mercredi devant les rectorats pour exiger :
Retrait de Parcoursup!
Une place pour chaque lycéen à l’université dans la formation de son choix!

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ParcourSup : 400 000 élèves sans affectation dans le supérieur ! INACCEPTABLE !

Communiqué de la FNEC-FP FO du 23 mai 2018 ParcourSup

Depuis des mois, les organisations FNEC FP-FO, FSU, FERC CGT SUD, avec l’UNEF, la FIDL l’UNL, l’UNL-SD, le SGL exigent l’abrogation de la loi Orientation et Réussite des étudiants (ORE), le retrait de ParcourSup. Depuis des mois, elles dénoncent ces mesures comme un outil inacceptable de sélection et de remise en cause du baccalauréat comme diplôme national et premier grade universitaire.

A ces revendications reprises dans des dizaines d’universités par les étudiants et les personnels, le gouvernement a opposé un refus systématique expliquant : ces mesures ont pour objectif d’aider l’orientation et la réussite des élèves.

Aujourd’hui, les faits sont là : 400 000 élèves qui passent le bac dans quelques jours apprennent qu’ils n’ont pas d’affectation, qu’ils n’ont pas de place dans l’enseignement supérieur.

Le gouvernement a expliqué : on ne peut pas continuer avec le tirage au sort. Le tirage au sort est en effet inacceptable. A la place du tirage au sort le gouvernement a mis en place la sélection généralisée. Nul ne peut ignorer la situation à l’université : il n’y a pas assez de places, pas assez de postes. Plutôt que de créer des postes et d’augmenter les capacités d’accueil, la ministre Vidal a institutionnalisé la loterie sauvage, la sélection par le CV, la lettre de motivation, la lettre de recommandation.

Quelques chiffres : Alors que 28 000 bacheliers de plus sont attendus à la rentrée 2018, ce sont en tout et pour tout 19 000 places supplémentaires créées dans l’enseignement supérieur. Dans une filière «en tension» comme la filière STAPS, 6 000 dossiers sont parvenus à l’université Paris-Est-Créteil pour 300 places. Ce sont, à Paris-I, 600 places en première année de droit pour 14 000 dossiers reçus.

Au soir du 22 mai, des milliers de lycéens et d’étudiants, des classes entières, se retrouvent «sur le carreau». Les capacités d’accueil sont insuffisantes pour permettre à chaque lycéen ou étudiant de poursuivre ses études dans la formation de son choix.

C’est inacceptable !
Inacceptable pour les enseignants qui refusent d’être les censeurs de l’orientation de leurs élèves et à qui l’on dit : «il faut faire patienter, il faut proposer des solutions alternatives, comme l’apprentissage.»
Inacceptable pour les parents qui ne savent pas si leurs enfants auront droit à une place dans la filière choisie.
Inacceptable pour les élèves, qui refusent que leur soit barré l’accès à l’enseignement supérieur et à une qualification.

ParcourSup, la réforme du baccalauréat et du lycée sont les pièces d’un même puzzle : c’est la mise en place de parcours individuels. Dans cette logique, il n’y a plus de diplôme national, plus de qualification. Il n’y a plus que des parcours, des bilans de compétences, dont la valeur dépendra de la réputation du lycée.

La FNEC FP-FO appelle les personnels à se rassembler, à se réunir en heure d’information syndicale, en assemblée, pour exiger :
 Abandon de ParcourSup, abrogation de la loi ORE,
 Aucun élève ne doit rester sur le bord de la route. Tous doivent pouvoir accéder à la formation de leur choix.
La FNEC FP-FO invite les personnels à s’adresser aux élèves pour affirmer ensemble ces revendications en direction des ministres, et discuter des initiatives à prendre, aller là où ça se décide, y compris en organisant des délégations dans les rectorats. Tel est le sens des propositions que FO fera à l’interfédérale.
La FNEC FP-FO considère avec la confédération Cgt-Force Ouvrière que « la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle est aujourd’hui nécessaire, y compris par la grève. » (résolution générale du 24ème congrès de la Cgt-Force Ouvrière, 23-27 avril 2018).

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Le Ministre suit son agenda. Est-il le nôtre?

Communiqué de la FNEC-FO ici Agenda social Education nationale

Lors du CTMEN du 16 mai, le ministre de l’Éducation nationale a présenté aux organisations syndicales «l’agenda social» de son ministère, qui, selon lui, devrait encadrer toutes les discussions avec les organisations syndicales jusqu’à la fin 2019.

Il a invité les organisations syndicales au partage d’une vision de l’avenir et de la gestion des ressources humaines.

Le document remis aux organisations syndicales fait une large place à la mise en oeuvre de PPCR.Cela semble, pour le ministre, être l’horizon indépassable pour «revaloriser les métiers», et «dynamiser les parcours professionnels et la carrière». Il est prévu de discuter d’un bilan des avancements de grades créés dans le cadre de PPCR (classe exceptionnelle) et de «l’accompagnement des personnels dans la mise en oeuvre de l’évaluation professionnelle».

Il suffit de regarder le bas de notre bulletin de salaire, encore en baisse depuis le 1er janvier, pour constater que PPCR n’est pas la réponse aux revendications salariales. L’évaluation PPCR, s’inscrit certes dans la «gestion RH» des «personnels», préconisée par le ministre : les injustices et l’arbitraire qui en résultent ne découlent pas d’un manque d’accompagnement des personnels mais de sa conception même.

Si le ministre n’a pas fermé la porte à l’engagement de réflexions catégorielles, c’est en avertissant «qu’il n’y aura pas de largesses». Pour Force ouvrière il ne s’agit pas de demander des largesses mais de stopper la paupérisation des personnels : le point d’indice doit être débloqué et des mesures de rattrapage doivent être prises.

Force est de constater que les thèmes retenus dans le document préparatoire permettent de transposer les contre-réformes annoncées au ministère de l’Éducation nationale :
– le «nouveau contrat social pour la fonction publique» -salaire au mérite, embauches massives de contractuels, fusion des instances consultatives, plan de départs «volontaires» sous le signe de 120000 suppressions de postes-.
– la réforme territoriale : un récent rapport détaille les mesures et le calendrier prévus pour la réduction du nombre des académies à treize pour les calquer sur les grandes régions, en faire des agences régionales et opérer un big-bang ou plutôt un big-crash des statuts particuliers.

C’est ainsi qu’on relève notamment dans les items :
«Mise en place d’une gestion RH de proximité» : cela permet la rémunération au «mérite», le recrutement par les chefs d’établissement en lieu et place du mouvement et avec lui la remise en cause des prérogatives des CAP (commissions paritaires)
«Accompagnement RH des politiques ministérielles (orientation, organisation territoriale)» : le ministre a appelé à « être créatifs» et à «inventer des organisations».
«Accompagnement de la rénovation de la voie professionnelle» : cela annonce-t-il une refonte du statut particulier des PLP et de leur temps de travail (annualisation) ?
«Réflexion sur la direction d’école» : cela annonce-t-il le changement de statut de l’école (sous-entendu pour les regrouper en établissements publics) préconisé par le rapport sur la réforme territoriale ?
«Réflexion sur la place du concours» : cela ouvre la voie aussi bien à une modification de la place dans le temps que de sa place dans le recrutement d’enseignants (augmentation du nombre des contractuels préconisé dans le nouveau contrat social)

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Territorialisation, régionalisation, mise en réseaux : éclatement de l’école républicaine

Communiqué en pdf ici territorialisation-expérimentations locales

La FNEC FP-FO demande audience au ministère

Chartes, conventions passées avec les collectivités territoriales, mise en réseaux des établissements scolaires, écoles du socle : les expérimentations imposées localement se multiplient dans les villes, les départements et les académies si bien qu’il y a autant de règles que de «territoires». Cet éclatement de l’école républicaine s’inscrit dans le cadre de la fusion des académies et de la régionalisation – territorialisation de l’école.

Ainsi le Recteur d’Aix-Marseille a publié le 1er septembre 2017 un arrêté disloquant l’académie en 21 réseaux d’établissements (écoles-collèges-lycées). Sans informer les instances de représentation académique, il demande aux chefs d’établissements de soumettre au vote des Conseils d’Administration des collèges et lycées une «convention de groupement de services», qui «autorise la gestion mutualisée des moyens humains et financiers.» Il s’agit clairement d’une réorganisation totale des écoles – collèges – lycées, un basculement du cadre national de l’enseignement public vers des réseaux d’établissements autonomes, ce que la FNEC FP-FO refuse et combat.

En 2017, la ville de Grigny et le Rectorat de Versailles signent une convention pour «faire émerger un territoire unifié de projets reliant écoles, collèges et lycées du bassin d’éducation», et «échapper aux cloisonnements administratifs». Côté enseignements, chaque collège proposera une spécialisation thématique.

A Angers, les personnels du collège Jean Lurçat ont pris connaissance en janvier 2018, par voie de presse, d’un projet d’«établissement public de socle commun», intégrant des classes de cours moyen dans l’enceinte du collège. Ce projet menace le statut des personnels ainsi que leurs obligations de service. Il illustre en outre la volonté de fusionner les corps des enseignants des 1er et 2nd degrés.

La réorganisation territoriale de l’école, c’est aussi la transformation de l’école maternelle publique en jardins d’éveil territoriaux comme à Brioude (Haute-Loire) où l’intervention de FO a permis de mettre en échec un projet de transfert de compétences de l’État vers la Communauté d’agglomération anticipant les projets ministériels.

Sous prétexte d’adaptation aux besoins des territoires, ces expérimentations locales s’inscrivent dans un plan d’ensemble d’atomisation du service public républicain. Elles se heurtent aux statuts nationaux et particuliers, véritables garanties individuelles et collectives des agents.

Le ministère veut aller vite. Il vient de publier un rapport proposant la fusion des académies d’ici 2021, pour ne garder que 13 Régions. Il préconise le renforcement des compétences du Recteur de Région en matière de gestion des personnels. Il prévoit de leur confier la gestion d’un budget régional unique… Dans le même temps, le gouvernement transfère une partie des personnels de l’orientation aux Régions, dans le cadre du projet de loi «Pour la liberté de choisir son avenir professionnel».

Pour la FNEC FP-FO, l’Education doit rester nationale, ses personnels doivent rester des fonctionnaires d’Etat. La FNEC FP-FO combattra toutes les remises en cause statutaires sous couvert d’expérimentation ou d’adaptation aux projets territoriaux.
La FNEC FP-FO soutient ses syndicats qui combattent ces mesures de dislocation de l’école et demande audience au ministère sur ce dossier.

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Manifestation ce mardi 22 mai pour la défense du statut des fonctionnaires

CONTRE L’ABANDON DES SERVICES PUBLICS
POUR LA DEFENSE DES AGENTS ET DES STATUTS

Toutes et tous mobilisé-e-s le mardi 22 mai 18

Cher.e.s camarades,

Nous vous rappelons que la manifestation à BORDEAUX partira à 13h30 de la Place de la République.

Nous donnons rendez-vous à 13h à l’UD-FO sur les quais à tous ceux qui voudraient que nous y allions ensemble.

Le communiqué intersyndical de la Gironde en pdf 22 mai 2018

Le communiqué du SNFOlC 03 Communiqué snfolc 22 mai

grève le 22 mai

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